Vaste mouvement dans l’Administration territoriale : Quelques enseignements

Vaste mouvement dans l’Administration territoriale : Quelques enseignements Après une longue attente, due, semble-t-il, à un bras de fer entre le ministre de l’intérieur, Ould Merzoug, maitre d’œuvre et le premier ministre, Ismail Boddé Cheikh Sidiya, le premier mouvement de l’administration territoriale a été acté, ce 30 avril 20 après l’arbitrage de leur patron, le président de la République.

Un très vaste mouvement qui a touché toutes les régions et presque toutes les Moughataa du pays. L’un et l’autre ont profité de ce mouvement pour placer, chacun ses protégés. Le premier enseignement c’est que le président Ghazwani ne veut pas faire de mécontents.

Pratiquement, tous les défalqués ont été recasés comme conseillers ou chargé de mission au ministère de l’intérieur. Un pléthore de fonctionnaires, venus s’ajouter à d’autres pour ne rien faire. Ils ne disposent même pas de bureaux.

Ould Merzoug a fait comme ses chefs : à la présidence et à la primature, sont logés des dizaines voire des centaines de conseillers, attachés et chargés de mission. Au palais certains peuvent passer des mois sans apercevoir la silhouette du chef des lieux. Ce qui compte pour ces messieurs ce sont des indemnités.

Le deuxième enseignement, c’est que parmi tout ce beau monde de conseillers, de chargés de mission, de wali et de préfet, beaucoup de départements ont été zappés. M’Bagne, par exemple, n’en compte aucun. Une situation que les élus et cadres du département n’ont cessé de déplorer tout le long du règne de l’ancien président Aziz.

Ils espéraient voir cette marginalisation ou oubli tomber dans les oubliettes avec le président Marabout Ghazwani. Chose curieuse aujourd’hui, le seul Wali dont disposait le département a été envoyé au garage comme chargé de mission.

A ce rythme M’Bagne finira par ne plus compter de hauts cadres dans l’administration mauritanienne. Que dire alors des forces armées et de sécurité? Circulez, y a rien à voir !

Le 3e enseignement c’est que les 3 Walis de Nouakchott ont été tous remplacés. Pour certains observateurs, ils payent de leur laxisme dans la gestion du COVID19, en particulier dans ses volets couvre-feu, recensements et distribution de vivres aux nécessiteux alors qu’ils ne gèrent aucun de ces dossiers.

Dans différents quartiers de la capitale, des citoyens peu soucieux bravent le couvre-feu, parfois hélas avec la complicité des hommes en tenue.

Le 4e enseignement enfin c’est que la politique des quotas n’est pas près de disparaître sous le règne du nouveau président de la République.

Le calame

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