Les mauritaniens infiltrés au pays et refoulés au Senegal interpellent les organes des droits de l’homme

Au début de la semaine dernière, des infiltrés en Mauritanie , refoulés  au Sénégal ont fait appel aux organisations de défense des droits humains en Mauritanie, accusant la brigade  de gendarmerie de Rosso  d’être injuste et de les avoir maltraités, sur la base d’une allégation incorrecte en  coordination avec la sécurité sénégalaise , stipulant qu’il faut  renvoyer les infiltrés des deux pays.

Les six membres du groupe accusent la brigade de gendarmerie mauritanienne de la ville de Rosso ,d’avoir utilisé « la force de l’État et son pouvoir contre des citoyens non armés, sans égard à leurs conditions humanitaires ».Et cela peu de temps après leur arrivée au pays vers 22h30 le 19 avril.

Bah Ould M’Beirick , s’exprimant au nom du groupe, a déclaré avoir appelé le numéro vert 1155 à leur arrivée sur les terres mauritaniennes.
Il a souligné que ceux qui étaient au bout du fil leur ont présenté des « excuses injustifiées » et les ont  référés à la gendarmerie de Rosso, qui les a informés qu’il n’y avait aucune voie , outre que  leur retour au Sénégal.

Ould M’Beirick  explique qu’une voiture appartenant à la gendarmerie les a conduits dans la zone « Oum Sheib » à l’ouest de la ville de Rosso  où se trouve une escouade maritime de l’armée mauritanienne , mais cette dernière a refusé de répondre à la demande de la gendarmerie de restituer le groupe via ses bateaux, au Sénégal , sous prétexte du manque d’instructions dont elle  dispose à cet égard.

Il ajoute également que la gendarmerie les a ramenés à la ville de Rosso, puis  vers l’est, à  environ 30 km pour les forcer à traverser le fleuve jusqu’à la rive sénégalaise.
Il explique que le groupe est retourné à nouveau à la gendarmerie mauritanienne, sous prétexte que la région est vide de population et  les forces de  sécurité sénégalaise ne s’y trouvent .
C’est alors  que la gendarmerie mauritanienne  les oblige à nouveau à traverser le fleuve , un par un ,  à bord d’une piroque .

Ould M’Beirick a dit que le groupe a passé le reste de la nuit dans une zone inhabitée sur la rive gauche du fleuve.Plus tard, ils ont regagné un village,où ils ont pu etre orientés sur  le point le plus proche où se trouve la sécurité sénégalaise.  Laquelle  a été surprise par leur retour et a demandé à plusieurs reprises à la police mauritanienne si  leur version était réelle .

Ould M’beirick  signale  également que leur traitement au Sénégal était bon et a été marqué par la visite  d’une équipe médicale  qui leur a fourni des produits de  protection , alors que des membres de la gendarmerie mauritanienne les ont entassés dans une voiture, sans aucune précaution.
Source ; https://alakhbar.info/?q=node/24942
Traduit par adrar.info

 

 

 

 

 

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