Boghé : Confinés ou prisonniers ?

Boghé : Confinés ou prisonniers ?Terroir Journal – Confinés depuis le 26 mars 2020, les hommes et femmes dont de nombreux père de familles ne savent plus à quel saint se vouer.

Ils ont dépassé le délai de 14 jours prolongé encore d’une semaine, ce qui porte leur délai de confinement à 21 jours. Ce délai passé, les autorités sanitaires en charge de leur dossier restent muettes. Leurs téléphones que nous n’avons cessé d’appeler, pour certains d’entre eux, surtout ceux qui sont sensés avoir le dernier mot, tel le DRASS du Brakna sonnent jusqu’au répondeur.

Comme si elles ont quelque chose à cacher ! S’agissant de l’équipe médicale, elle est arrivée ce mardi à 13 heures dans la ville de Boghé. A l’auberge Hawo Mokhtar Ba, les confinés passent un à un devant les membres de l’équipe médicale enveloppés chacun dans sa blouse et masque au nez.

Ils étaient entrain de jubiler lorsqu’ils ont vu des images d’autres citoyens comme eux sortir de leur confinement à Nouadhibou et Nouakchott. A en croire certaines sources, c’est cette mission qui avait la compétence de décider de la libération des confinés après un prélèvement nasal. L’un de ces confinés joint au téléphone déclarait, nous sommes devenus des prisonniers.

L’opacité du gouvernement dans le domaine de communication ne fait que renforcer les suspicions des citoyens à l’égard de la gestion de cette pandémie dans notre pays. Ces personnes confinées depuis plus de 27 jours commencent à se lasser. Le travail de cette mission médicale est fastidieux nous a confié une source. Après un prélèvement nasal effectué sur une personne et qui couterait selon la même source moins d’un demi-million d’ouguiyas.

En outre, poursuit cette même source, le prélèvement doit être analysé au laboratoire dans les 10 heures qui suivent. Un hélicoptère pourrait même être réquisitionné pour plus de rapidité a ajouté notre source. Seront-ils enfin libre d’ici mercredi ?

C’est un espoir que nourrissent beaucoup de Boghéens au grand bonheur des confinés, eux mêmes et de tous les mauritaniens.

Via cridem
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