Coronavirus : la gestion de la pandémie par l’OMS sous le feu des critiques

Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, en conférence de presse au siège de l’OMS, le 9 mars à Genève.Accusée d’avoir été trop lente à réagir et d’être trop alignée sur les positions chinoises, l’Organisation mondiale de la santé est aussi victime des faibles marges de manœuvre laissées par les Etats membres.

La guerre contre le coronavirus a-t-elle fait sa première victime collatérale ? Alors que le nombre de personnes atteintes par l’épidémie de Covid-19 explose, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et son directeur général, le docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus, sont sous le feu des critiques. Accusée d’être acquise à Pékin, l’organisation se serait alignée sur les théories chinoises et aurait tardé à sonner l’alarme sur la dangerosité du virus.

Sur les réseaux sociaux, les images détournées d’un docteur Tedros les yeux bandés par un drapeau chinois ou tenu en laisse par le président Xi Jinping ont été largement partagées. Une pétition en ligne, qui réclame la démission du directeur général, a recueilli plus de 800 000 signatures. Dix fois plus que le texte qui, au contraire, le soutient.

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Coup de massue supplémentaire, dans un Tweet publié le 7 avril, le président américain, Donald Trump, accuse l’organisation de s’être « complètement plantée ». En rechignant à admettre les cas de contaminations interhumaines, l’OMS aurait contribué à faire du Covid-19 une pandémie globale, approchant des 2 millions de cas confirmés et causant plus de 110 000 décès, dont plus de 22 000 aux Etats-Unis.

Il n’en fallait pas plus à Donald Trump, grand contempteur des organisations multilatérales, pour menacer de mettre fin à la participation financière des Etats-Unis à l’organisation. En pleine campagne présidentielle américaine, « les démocrates accusent Trump d’avoir échoué sur la crise du Covid. Trump, lui, essaye de transposer la faute sur le docteur Tedros », analyse Richard Gowan, de l’International Crisis Group.

Tergiversations

Au siège de l’OMS, vaste bâtiment à quelques encablures du Palais des nations à Genève, les critiques qui s’accumulent ne font

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Source :www.lemonde.fr

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