Pour qu’il y’ait consensus national dans la lutte contre le Coronavirus …

Abdel kader ould Mohamed : Objection Maitre Tandia !Il y a des moments dans la vie d’une nation où l’on s’aperçoit, aisément,  de la vanité des divisions accumulées et entretenues tout au long d’une histoire bien mouvementée  malgré les malheurs et les tragédies que notre pays a connus;
Malgré les coups d’État militaires qui ont été soutenus par les coups bas des politiciens ; Malgré les grandes et petites misères de notre nation qui n’est pas encore , à vrai dire, devenue une véritable nation,
Malgré tout ce qui a été dit sur l’origine et sur la réalité de ce qui nous divise et , surtout malgré le non dit ;
Quelque chose d »infiniment minime est venu nous déstabiliser dans nos certitudes et nous montrer combien nos divergences idéologiques et politiques peuvent se révéler fallacieuses .
C’est sans doute ce sentiment bien partagé qui explique l’accueil favorable voire enthousiaste à la prise en compte par le gouvernement, dans le contexte de la crise du Coronavirus, de deux principales idées généreuses qui correspondent à des attentes allant dans le sens du consensus national .
La première idée qui tient à a solidarité nationale et au mécanisme y afférant , a été exprimée sans ambages par le président de la république dans son discours adressé à la Nation .
La seconde idée qui reflète un respect pour l’État de droit s’est traduite dans le fait que le gouvernement demande aux représentants du peuple une autorisation de prendre , dans ces circonstances exceptionnelles, par ordonnance des mesures qui sont du domaine de la loi.
Théoriquement, tout ceci va dans le sens de l’intérêt national lequel appelle un consensus national mais celui-ci n’a de sens que dans sa pratique réelle et sérieuse.
Pour qu »il y’ait un vrai consensus national , il faut , absolument, cesser d’écouter les berceuses du déjà vu et tout en évitant de succomber à l »infuence négative des éternelles pleureuses, chercher le bon sens .
Le bon sens consiste à associer, , dans une approche constructive, toutes les forces vives de la Nation. Il faudrait dans une telle perspective shortlister les compétences volontaires au-delà des positionnements politiques et des clivages de la société civile .
Sommes nous sur la bonne voie ?
Abdelkader ould Mohamed

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