Des gestes dont la charge symbolique grandit leurs auteurs..

Mauritanie : les échanges téléphoniques du patron de l'armée pendant le défilé suscite des interrogations Wali Diantane : le patron des armées mauritaniennes s’est recueilli sur la tombe de Ba Mamadou M'BaréL’armée nationale dont l’image de marque et la neutralité républicaine ont été entachées par les évènements de 89, a tout à faire pour se remettre dans… les rangs. Bien qu’elle soit à la fois « muette » et protégée contre les commentaires malveillants, elle n’en reste pas moins le sujet central des préoccupations des citoyens Mauritaniens, depuis qu’elle a fait le choix de se mêler à la politique.
La personne la plus, et la mieux, autorisée à parler et à agir, en son nom, aujourd’hui,  le Général de Division, Mohamd Cheikh Mohamed Lemine, Chef d’Etat-Major Général des Armées, vient d’effectuer un geste hautement symbolique, en se recueillant sur la tombe de El Marhoum Ba Mamadou M’Baré, ancien Président de la République.
Ce  geste, qui aurait pu passer inaperçu, est loin d’être anodin. Son auteur, considéré sous son statut privé de citoyen ordinaire, est crédité par un grand public du surnom de « EL Bourour », celui qui adore son père et sa mère,  qualité morale et religieuse suprême chez tous les Mauritaniens.
La tombe visitée, le défunt qu’elle protège, la région où elle se trouve, sont au cœur des événements où l’armée a  laissé le plus mauvais souvenir de son histoire.
La date de cette visite, non plus, n’est pas anodine. Le Président Ghazouani vient de lancer un appel à la solidarité et à l’unité nationales, pour faire face au Coronavirus, certes, mais surtout pour que le peuple Mauritanien, dans toutes ses composantes, se serre les coudes et agisse ensemble, pour relever les défis qui l’attendent.
Puisse l’initiative de cette visite donner le déclic à un nouveau processus politique, qui permettrait au peuple Mauritanien, tout le peuple, et son armée nationale, de se réconcilier pour consolider et défendre une véritable unité nationale, que les décennies écoulées ont soumise à de rudes épreuves.
Ahmed Ould Mohamed Yedaly
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