Colonel / ret Houssein JIDDOU BABY : GUERRE AU SAHEL – CE QUE J’AI DIT !

Ne pas se tromper de combat ! Traitant de la stratégie mise en œuvre dans le cadre de la lutte antiterroriste au Sahel, j’ai publié, il y a de cela deux mois, un petit article dans lequel j’ai émis d’humbles réserves quant à la démarche suivie par nos forces du sahel.

Certains, pour des raisons qui leur sont propres et que je préfère ignorer ont cru y trouver l’opportunité de se valoriser en travestissant mon analyse pour égratigner ma personne et surtout pour me mettre en mal avec ma hiérarchie. Par une démarche truffée de mauvaise foi ils ont publié un article (sous la plume d’un mercenaire scribe) critiquant le mien et visant à faire croire au lecteur que mon intention était de discréditer les concepteurs du projet G5 SAHEL. Ceci est absolument faux et à mille lieues de mes intentions, j’invite à relire mon article. Ils ont, pour ce faire, aligné une succession d’insinuations :

Que la stratégie mise en œuvre dans la lutte antiterroriste est conçue et mise en œuvre par de hauts stratèges et que pour cette raison je ne devrais en aucun cas avoir la prétention ni oser y émettre la moindre remarque.

Que seule une certaine classe d’anciens officiers et « hauts stratèges » étaient habilités à traiter d’un tel sujet (en l’occurrence eux dans leur naïf entendement).

Je vous fais l’économie de bien des allusions et sous-entendus qui ne méritent la moindre attention tout autant d’ailleurs que les inepties  mentionnées à titre d’arguments. J’ai estimé utile de publier ce droit de réponse pour détricoter ce tissu de mensonges indignes de notre niveau de crainte que mes chefs et collègues pour lesquels j’ai le plus grand respect ne puissent être induits en erreur sur mes intentions.

 

Ma réponse :

 

  1. Seuls les commandements du Tout-Puissant et l’exemple de la vie du prophète (psl) constituant des vérités immuables, tout le reste peut, dans les limites du respect et de la courtoisie, être sujet à échange d’idées.

 

  1. J’ai dit que sans la mise à niveau de nos propres armées ; leur formation, leur équipement nous demeurerons dans cette situation de dépendance qui dure depuis presque sept ans et que ceci à long terme est porteur de risques. Ce que nous demandons à nos partenaires français, américains et autres c’est d’investir dans nos armées les montants astronomiques dépensés dans l’engagement de leurs forces projetées ici. Partenaires auxquels nous exprimons au passage toute notre gratitude pour les sacrifices consentis dans notre protection. Voilà ce que j’ai dit et que je crois n’être animé que de bonnes intentions.

Faire assurer la sécurité des pays du Sahel par des armées étrangères ne comporte que des inconvénients pour nous sahéliens ce, pour les deux raisons que voici :

  1. Il n’est pas dit que ces forces accepteraient de libérer les lieux le jour où on le leur demanderait, surtout si des intérêts majeurs se trouvaient engagés dans la zone.

 

  1. Au moindre différend ou à la moindre mésentente (Se rappeler les sous-entendus de PAU), ces armées étrangères pourraient plier bagages sans préavis et nous laisser sous la menace des hordes de terroristes, menaces auxquelles nous ne nous serions pas suffisamment préparés. Cela signifierait notre envahissement tout bonnement par ces derniers. Voilà le sens et l’objet de mon article, loin de moi toute idée de discrédit du concept du G5-Sahel lui-même.

 

Puisse Le Tout Puissant nous préserver de ceux parmi nous, qui ne vivent que par et pour le mal en semant la discorde et la haine partout sur leur passage.

 

                                                                 

   Colonel / ret Houssein JIDDOU BABY

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