Ahmed Mohamed Yedaly : Ils sont libres et ils reviennent

Ils sont deux Mauritaniens ayant partagé l’exil et les affres de l’injustice de leur pays. Ils ont pour métier le Business et la Politique. Ils se sont opposés à Aziz et soutiennent Ghazouani.
Leur retour aux affaires coïncide avec une période où le Business et la politique traversent une phase de transition entre une « Aashriya », qui en avait fait sa principale cible, et le nouveau pouvoir qui déclare vouloir moraliser et relancer ces deux secteurs, principaux leviers du développement.
Que peuvent-ils apporter au pays ? Mekithrou, répondront certains : leur argent et leur savoir-faire. Certes, mais au préalables, ils devront faire face à leurs « dettes », non pas celles du fisc, que les nouvelles autorités judiciaires auraient effacées, mais celles, nombreuses, contractées vis-à-vis du nouveau pouvoir, de l’opposition démocratique et dans une certaine mesure, du peuple Mauritanien qui les a soutenus et défendu, au moment où l’ancien pouvoir voulait leurs têtes.
C’est seulement quand ils auront en main le quitus de ces dettes-là, qu’ils pourront se considérer entièrement libres. Si la dette matérielle peut s’effacer par débours, ce n’est pas toujours le cas de la dette morale et politique.
Dans un cas, comme dans l’autre, les « revenants » n’ont de leçons à recevoir de personne, étant, eux-mêmes, les meilleurs experts nationaux, en la matière.
Souhaitons-leur bon retour et bonne chance

Ahmed Mohamed Yedaly

 

 

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