« Après six mois de pouvoir, rien n’a vraiment changé », selon Ould Bedredine et Ould Seyidi

Dans une interview accordée à Akhbar info,  le secrétaire général de l’Union des Forces du Progrès (UFP) Moustapha Ould Bedredine a déclaré qu’après six mois de l’investiture du président Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, rien n’a véritablement changé puisque, dit-il,comme il s’y attendait le nouveau président a trouvé, d’une part, une situation économique catastrophique caractérisée par un endettement excessif de plus de cinq milliards de dollars et des caisses presque complètement vides et il a été placé au pouvoir par un système dont les thuriféraires l’ont pris en otage et attendent des compensations pour leurs efforts qui ont permis son élection, d’autre part. Le grand timonier -qui est très en froid avec ses anciens amis de l’UFP au point qu’avec d’autres cadres de ce parti comme entre autres la députée Kadiata Malik Diallo et se prépare à fonder un nouveau parti- a déclaré aussi que l’opposition doit jouer son rôle et que pour cela,  cette opposition doit d’abord travailler à recouvrer sa crédibilité auprès des franges nationales qui la soutenaient. De son côté,  le président du parti islamiste Tawassoul,  Mohamed Mahmoud Ould Seyidi s’exprimant au cours d’une session du Conseil de la Choura de leur parti a déclaré qu’après le passage de 10% du mandat du président Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, aucun changement sérieux surtout dans les domaines qui nécessitent une réforme urgente n’a été constaté. Plus grave, selon le président de Tawassoul,  certains indicateurs négatifs sont perçus dans certains secteurs attestant du recul des libertés fondamentales ou du recyclage des gabegistes. Le président de Tawassoul a ajouté pour corroborer sa vision que rien n’a changé que les prix ont augmenté en début d’année, qu’aucune augmentation des salaires n’a été entreprise, que la situation sécuritaire est restée en l’état ( meurtres,  vols, viols…..) , aucune révélation sur la gabegie au cours de la dernière décennie ni de poursuites contre ceux qui y sont impliqués. Sur le plan politique, a déclaré le président de Tawassoul,  à part quelques rencontres avec certaines personnalités,  les questions politiques de fond sont restées pendantes avec leurs imperfections et leurs dysfonctionnements.

Le calame

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