Activiste espagnole: le maire de Nouadhibou menace de fermer le centre de lutte contre la cécité

Maria Lopez Iglesias, PDG de la Fondation espagnole « jorge Alio », a déclaré que le maire de Nouadhibou « avait clairement  promis de fermer le centre municipal koweïtien pour lutter contre la cécité », qui est le résultat de la coopération entre cette institution et son homologue koweïtienne, « Jacob Al-Nafisi Foundation ».

Mario Lopez a ajouté, dans une lettre envoyée par voie administrative à l’ambassadeur de Mauritanie en Espagne, Kane Boubacar, que la décision annoncée par le maire, « lors d’une réunion à son bureau le 4 décembre 2019″ reflète « une situation inquiétante qui menace de priver la population de Nouadhibou et les zones environnantes d’une couverture médicale spécialisée en maladies ophtalmiques « .

Dans son message, dont  une copie est parvenue à « Alakhbar » , Lopez a souligné,que « cette menace ne devait pas émaner d’un fonctionnaire de l’Etat », ajoutant que le terrain, sur lequel le centre a été construit, qui est la raison de la menace de fermeture, a été obtenu  » dans le cadre d’un accord de partenariat , avec la commune, relatif à la création dudit centre.  »

L’activiste espagnole a accusé le maire de Nouadhibou d’avoir « entretenu une hostilité particulière envers notre représentant, Salah Eddine Ould Al-Bechir, qui était son adversaire pendant la campagne législative, et cela a fait que le centre est entrain de payer le prix de ce malentendu electoraliste « .

Le président de la Fondation « joge Alio » a indiqué que l’institution « avait obtenu légalement l’attribution d’un terrain par les autorités compétentes » et que « le financement intégral de la construction du centre, qui a coûté 75150 000 ouguiyas , a été obtenu du parrain koweïtien Yaqoub Al-Nafisi ».

La lettre, adressée au gouvernement mauritanien, ajoute que « la loi 2013-01 transfère explicitement la propriété des espaces privés de l’Etat à la zone franche, et lui confie la tutelle sur les terres appartenant à la municipalité de Nouadhibou ».
La lettre explique  que la création de « régions », survenue après la signature de notre accord avec la municipalité, a introduit un nouvel élément, à savoir que l’infrastructure sanitaire relève des pouvoirs de l’autorité de la « région » , ce qui soumet notre centre à cette tutelle , selon ces dispositions, touten observant le cadre communal par lequel le centre a été construit et fonctionne selon lui.  »

Lopez a souligné que le centre est « le produit d’une coopération humaine s’étendant sur plus de 14 ans, entre notre institution et les municipalités de Nouadhibou, au profit de la population locale et de milliers d’autres citoyens mauritaniens venant de zones reculées, et notre coopération avec les différents maires de la municipalité de Nouadhibou a été toujours exemplaire ».
Source : https://www.alakhbar.info/?q=node/23023
Traduit par adrar.info
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