Le premier ministre déroute les parlementaires et embarasse trois de ses plus éminents collaborateurs.

Les déclarations du Premier ministre Ismail Ould Bedda  Ould Cheikh Sidia devant le Parlement ont fait sensation dans les milieux politiques et financiers, car c’est le   premier ciblage médiatique du régime de l’ancien  président Mohamed Ould Abdel Aziz, par un responsable  du gouvernement actuel et  qui ,  du même coup, ouvre un retour à la guerre de données disparates entre les gouvernements mauritaniens successifs.

Le Premier ministre a mis en doute l’exactitude des chiffres fournis par deux des membres les plus éminents du gouvernement actuel  (l’actuel ministre de l’économie Aziz Ould Dahi et le ministre des Finances Dhehby Ould Moulaye Zein). Il expose également les efforts déployés par le gouvernement de l’ancien Premier ministre Ahmed Salem Ould Al-Bashir dans le domaine du contrôle financier  à travers ses symboles dont le plus en vue, était le ministre des Finances Mokhtar Ould Djay.

Un éminent économiste a déclaré à Zahra Chinguit, que les déclarations du Premier ministre à l’Assemblée nationale étaient surprenantes, étranges et banalisent  le travail du gouvernement.
Il sape à nouveau la confiance des partenaires et de l’opinion publique, en ce qui concerne  le système financier, en plus de son incohérence contrastant avec le calendrier de fonctionnement clair du Trésor public,  confirmé par l’actuel ministre des Finances dans plus d’une sortie  médiatique à l’intérieur et à l’extérieur du Parlement.

« Nous ne réalisons pas ce qu’il s’est   permis.  Cest un homme bon, mais  peut être a-t-il été victime de mauvais conseils de certains de ses collaborateurs », a-t-il ajouté.

L’expert avec  qui Zahra Chinguit s’est entretenu  aujourd’hui, samedi 1er février 2020, a souligné que l’appui budgétaire présenté par le Premier ministre dans le but de saper les chiffres du gouvernement précédent, fait partie des importations initialement budgétisées. De plus, le budget 2020, qu’il a lui-même présenté au Parlement, contient un poste de ressources appelé soutien budgétaire (de la part de partenaires extérieurs), et on ne peut pas dire qu’il n’est pas le résultat des efforts du gouvernement.

L’expert s’est dit surpris de la tentative du  Premier ministre à tromper les  députés, en disant  qu’il a reçu le pays avec des obligations impayées de  200 milliards.

L’expert  a déclaré que la taille des obligations dans le budget public ne signifie pas qu’elles n’étaient pas payées, et quiconque a examiné le compte du Trésor public en septembre et a examiné le tableau des opérations financières se rend compte que les ressources budgétaires à la fin de juillet s’élevaient à 312 Un milliard, alors que les dépenses s’élevaient à 282 milliards, et au 07/07/2019, au moment où il n’y avait  pas un seul  chèque d’une ouguiya  au Trésor public de l’État.

Le solde que le Premier ministre Ismail Ould Badda Ould Cheikh Sidia, a rapporté , disant que le trésor public de l’État dispose de 37 milliards,  dont  30 millions de dollars , appui des Emirats Arabes Unis et 11 millions d’euros , soutien budgétaire de l’Union européenne .Comment peut-il en être fier  aujourd’hui et le considérer comme une désinformation mmédiatique quand il  parle du solde de trésorerie, fin juillet?

L’expert  a conclu,  en disant que, le retour de l’effet des tensions politiques concernant  les chiffres financiers embarrasserait les responsables directs et instillerait la méfiance parmi les membres du gouvernement.

En Plus du fait que  la déclaration du PM a embarrassé trois des membres les plus éminents de la formation gouvernementale  actuelle,qui jouissent toujours de la confiance du président Mohamed Ould Cheikh El-Ghazwany. en les  exposant comme étant les trompeurs de l’opinion publique , est un manquement  sans précédent  du Premier ministre ,dans les relations avec les membres du gouvernement et constitue une violation du principe de solidarité qui se doit

 

Source :http://zahraa.mr/node/22579

Traduit par adrar.info

 

 

 

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