Abdel Kader Ould Mohamed : Débat juridique… (au sujet des dissidences ,au sein de l’UFP)

Déclaration de Kadiata Malick Diallo après l'interdiction de son meetingLe Professeur Lo Gourmo Abdoul Lo a écrit sur sa page face Book ce qui suit :
La  » loi » en Mauritanie, empêche t- elle toute candidature en dehors des partis politiques? Oui!
La  » loi » indique t- elle que  » tout élu qui démissionne de sa formation politique en cours de mandat perd automatiquement son siège… »? Oui!
Le principe de bonne foi des élus à l’ égard de ceux dont ils portent les couleurs à l’ Assemblée est-il un principe juridique ? Oui, encore!
Alors, voilà fondée en droit, l’ exigence de la conformité de l’ action des députés aux partis qui les ont fait élire. A moins d’ en démentir formellement l’ existence, nul n’ est censé ignorer la loi, à commencer par les députés qui les font!

Discussion ..
Sur les deux premières questions , les réponses affirmatives du Professeur passent sans appel , en revanche son recours au principe de la bonne foi des élus n’est pas du tout convaincant sur le terrain du Droit.
La bonne foi ,est certes un principe moral censé soutenir la règle de Droit mais comme l’éminent Professeur le sait bien , la règle morale qui nous indique le chemin de la charité n’est pas décisive pour nous rassurer , sur le terrain juridique, en termes de contrainte et donc de sécurité,
Au demeurant ,la bonne foi est une notion subjective dont l’existence devrait être recherchée, par le juge , dans le comportement des individus .
En l’espèce, le brillant Professeur , du reste juge et partie , nous laisse sur notre faim en ce qui concerne le sort qu’il réserve , sur la base de sa lecture de la loi invoquée ,aux libertés individuelles consacrés par la constitution .
Devrait on déduire de son raisonnement que le député est soumis à une sorte de condition servile destinée à l’empêcher de s’exprimer ou de manifester en dehors du diktat de son parti
Ufp Parti..?
Sommes -nous revenus , par le biais de cette loi , au temps du  » centralisme démocratique » en vertu duquel les « dissidents  » étaient condamnés à adopter la pensée unique ?
Par-dessus tout , n’est-il pas illusoire et , quelque part indigne , de chercher à régler un problème politique de fond qui se pose au sein de l’un des rares partis politiques , historiquement dignes de ce qualificatif, par un juridisme pathétique ?
AKM

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