Mon expérience Facebook…Un bilan des six premiers mois..

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Faute d’un bilan de la décennie passée, je vous propose celui des cinq ou six mois de « mon » Facebook. Quand je dis « mon », c’est ce média vu à travers mon propre prisme. Partiel, incomplet, tronqué, probablement subjectif, ce regard l’est assurément. Mais personnel, il l’est aussi.
Devenu incontournable, FB implante et diffuse sournoisement son virus d’accoutumance, une forme originale de kava.
Disparition du moi..
Subrepticement, lorsque je m’y mets, je me sens au fur et à mesure effacé, écrasé sous son emprise. Une parodie de résistance naît certes à travers les arguties qu’on essaye laborieusement de pondre, mais elle s’effiloche dès qu’on s’en détourne. Une de ses manifestations en ce qui me concerne, est le fait que j’ai commencé à écrire mes textes en arabe et en français, peut-être intuitivement pour les rapprocher du plus grand nombre. Mais vaincu, je n’ai pas fais preuve de constance. Seule satisfaction: j’ai fait des émules. C’est ça aussi y être.
Que d’insanités, de bêtises et de déchets on a lus ou écrits. Pourquoi donc ne pas avoir consacré toute cette énergie dépensée inutilement dans cet espace infini à des tâches plus utiles, plus prometteuses ? La réponse est à découvrir supra.
Relations d’équivalence…
Grosso modo, j’ai cru déceler des lignes de démarcation entre « écrivains », des classes d’équivalence, en quelque sorte. J’ai toujours eu horreur des superlatifs, souvent (pas toujours heureusement) synonymes d’hypocrisie, surtout entre « amis » fussent-ils facebookiens. Pourtant, parmi la masse, certains réussissent à leur imprimer un ton sincère et ils sont sincères car ni complexés, ni aspirant à une quelconque contrepartie, ni voulant être encensés à leur tour. Certains superlatifs deviennent franchement dégoûtants dès qu’on les associe à des noms. Sur Facebook, c’est peu ragoûtant. Mais passons. Merci au passage, aux personnes sincères et il en existe.
Revenons à mes « classes ». Il y a d’abord les cracks. Ceux qui écrivent parce qu’ils n’ont fait que ça toute leur vie et qui ont quelque chose à dire. Des personnes que je peux qualifier sans sourciller d’intellectuelles. Les lire procure souvent du plaisir et de l’évasion. Il y a ensuite ceux qui écrivent (ou commentent) peu mais qui sont saints d’esprit et de plume. On trouve enfin, les scribouillards prolifiques mais qui n’ont pratiquement rien ou très peu à proposer. Leurs marchandise semble avariée. Ils sont les plus nombreux.
Je ne peux passer sous silence, selon ce qui m’a été donné de voir durant cette courte période, que c’est le respect et la responsabilité qui prévalent généralement chez tous les auteurs des posts. C’est très important à souligner et à encourager.
En effet, quelles que soient nos divergences, nos approches et si différents sont nos points de vue, le fait de ne pas toujours être d’accord, doit constituer une richesse et non une source de conflits.
Sans rancune.

Ishaq Ahmed
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