Un désastre écologique se développe lentement mais inexorablement.

Au Nord-Est de Benichab, d’immenses carrières où on extrait le gravier sont en passe de défigurer la région. Les excavations plombent les bassins versants et produisent des quantités industrielles de poussière qui tuent les rares arbustes rabougris qui ont survécu à la sécheresse.
Un désastre écologique, un autre, se développe lentement mais inexorablement.
Après les carrières de sable et de coquillage qui ont détruit les écosystèmes autour de la capitale et en son sein, après les prospections aurifères qui ont occasionné une destruction massive de l’environnement naturel, après l’utilisation du cyanure dans la production du métal jaune, voilà que le poids de la main de l’Homme vient sonner le glas de larges pans de notre milieu naturel.
Mais ce qui est regrettable le plus, c’est que le ministère de l’Environnement ne semble pas prêter attention à cette dangereuse situation. Pas de contrôle, pas d’obligations faites aux «carriéristes» de remettre en état la zone où ils extraient les gravillons. Rien, rien de tout ça.
Au ministère, on semble plutôt s’intéresser au braconnage, à la sauvegarde de certaines espèces comme la gazelle, le lièvre ou autres.
C’est dommage parce que ce ministère aurait dû sévir contre ces « carriéristes » et, en même temps, ne plus laisser personne courir derrière les lapins.

Ely Abdellah
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