SNIM : la première victime de la circulaire du directeur général

SNIM : la première victime de la circulaire du directeur général La direction générale de la société nationale industrielle et minière (SNIM) a décidé, le dernier jour de travail de la semaine qui vient de s’achever, l’affectation du cadre de la société et beau fils de l’ancien président Mohamed O. Abdel Aziz, Mohamed O. M’Sabou, de la direction commerciale de la société à Paris, à la direction financière à Nouadhibou, selon les sources de Sahara Medias.

Une mesure qui a toute sa particularité dans les conditions politiques que vit le pays, même si la note d’affectation est intervenue, suite à une lettre administrative sous le caractère de l’urgence, adressée par l’administrateur-directeur général de la SNIM, Mokhtar O. Djay, et à laquelle Sahara Medias a eu accès.

Cette lettre adressée lundi à tous les directeurs et conseillers leur demandant de régulariser d’urgence la situation de leur personnel et de communiquer les noms des travailleurs sans rendement à la direction des ressources humaines afin de prendre les mesures appropriées.

Bien que cette requête n’est pas la première du genre ayant déjà été précédée par une autre de l’ancien administrateur-directeur général Hassena O. Ely, il n’en demeure pas moins que celle-ci a été la plus tranchante et la plus décisive.

Il n’a pas fallu plus de 5 jours, après la circulaire du directeur général, pour que le ménage soit fait, les informations requises communiquées à la direction des ressources humaines puis la note de service définitive établie.

Ould M’Sabou avait été recruté en 2013, dans des conditions très particulières pour le compte de la direction financière de la société à Nouadhibou, sous des pressions familiales de l’ancien président dit-on que le responsable de l’époque n’a pu ignorer, malgré la grande controverse qui a suivi cette affaire au sein de l’opinion publique.

Recruté comme cadre de la direction financière, O. M’Sabou a immédiatement affecté à la direction commerciale de la société à Paris, un poste qui lui a très largement facilité les déplacements dans les pays européens.

Selon les sources de Sahara Medias l’intéressé n’a jamais fréquenté les bureaux de la société et qu’il vaquait, plusieurs années durant, à ses affaires personnelles, bien qu’il devait s’occuper, théoriquement, de la facturation, des finances et des prévisions.

Cette affectation, d’apparence normale, serait, selon les observateurs, le prélude au licenciement de l’intéressé, difficile en France à cause de la fermeté des lois de travail dans ce pays, mais plus facile en Mauritanie où il suffit tout simplement d’une absence de trois jours sans justification, pour prononcer le licenciement, selon le code du travail en vigueur dans le pays.

Les sources de Sahara Medias estiment que la mutation d’ould M’Sabou à Nouadhibou ferme l’une des plus importantes portes devant les facilités dont bénéficiaient naguère l’ancienne famille présidentielle.

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