Ce ménage là n’est pas concerné par les fetes du nouvel an

Résultat de recherche d'images pour "fete de noel"Nous sommes redescendus sur terre. Nous venons de plonger de plein fouet dans une nouvelle année.

La dure réalité est là, crue, impitoyable. Les « fêtes » de fin d’année – ainsi appelées sous d’autres cieux – sont passées inaperçues pour notre peuple ou du moins son écrasante majorité.

Ici, nous ne sommes pas concernés. Voyez cette mère là-bas, portant son bébé, de retour du marché, un panier vide à bout de bras, avançant d’un pas traînant vers son taudis.

Elle hésite avant de pousser la porte d’entrée. Sa progéniture attend le butin supposé. Son mari, parti le matin comme chaque jour chercher du travail ne reviendra que le soir, fourbu, désespéré, anéanti par l’ingratitude de cette vie – en fait une mort à petit feu.

Ce ménage là n’est pas concerné. Ils sont des centaines de milliers, peut-être plus, à aborder ainsi 2020 avec pour tout bagage, l’espoir ténu que demain soit plus clément qu’aujourd’hui. Mais hélas, ils vont de désillusion en désillusion ces damnés de la terre.

Ils n’ont ni terre à travailler, ni revenu pour leur permettre de subsister, ni même le plus élémentaire des droits, celui de jouir de leur citoyenneté.

Car que signifie être citoyen d’un pays s’il n’offre ni logis décent, ni moyens de subsistance, ni justice, ni égalité ? Un mot creux que la citoyenneté si vous êtes considérés comme des moins que rien, exploités, spoliés, exclus, marginalisés.

Que signifie ce vocable si vos richesses sont accaparées par une infime minorité sans partage ? Une ignominie nauséabonde. Halte à l’injustice !

Que 2020 laisse passer au moins un petit filet de lumière au milieu des ténèbres. Bonne année malgré tout.

Ishaq Ahmed

 

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