Aicha Amar : le regard insistant, mûri par l’infortune prés des feux de signalisation routière

Pendant ce temps là, ..la mendicité des enfants sévit, régit par les clignotements des feux de signalisation routière .
Triste est la scène d’enfants, non d’automates déambulant en somnambules, de jour et de nuit entre les voitures, les
yeux cernés de sombre par le manque de sommeil, et de carences alimentaires.
Outre les almoudos, la plus part sont des réfugiés, qui ont fuit un enfer pour retomber sous les bûches ardentes d’un autre.
Les petites filles en haillons, potentielles proies des rôdeurs malveillants constituent la plus grande proportion de cette cohorte désespérée.
Elles vous supplient , s’accrochant à la portière, le regard insistant, mûri par l’infortune.
Sadagha, sadagha, un refrain qu’elles scandent, retenant tout souffle, qui puisse entrecouper leurs flots de paroles proférées dans une langue inconnue.
Le feu rouge… de honte s’éclipsa précipitamment fuyant le spectacle désolant de cette innocence jetée en pâture aux aléas d’une ville devenue sans pitié pour les plus faibles.
Au vert.
Je continue mon chemin, pensant au..feu rouge.
La convention des droits de l’enfant ratifiée par notre pays, le Mali et, le Sénégal est violée à mort à chaque mouvement de petite menotte tendue.

Aicha Amar
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