Mes excuses aux soutiens du ministre de la justice Dr Haimoud Ramdan : voilà son 2ème plagiat…


DR HAIMOUD RAMDAN, ministre de la justice

Après avoir écrit un premier mot sur le vif dès que j’ai appris que le ministre de la justice s’est permis de tremper officiellement dans une affaire civile tranchée définitivement par la cour suprême après 3 ans de procédure,  dès que j’ai ensuite écrit un article pour prouver qu’avant d’être ministre, il a mis sur son CV disponible en ligne qu’il est le rédacteur en 2015 de la loi instituant le Mécanisme National de Prévention de la Torture, alors qu’il ne s’agit que d’un plagiat d’une loi tunisienne de 2012, j’ai eu droit aux menaces à peine voilées de son entourage, aux pressions de ma propre famille pour arrêter d’enquêter sur son passif sans parler des remarques sur ma page facebook privée me faisant passer pour quelqu’un qui s’acharne sur cet innocent, cet immense professeur de droit aux mille publications dans les ateliers de Nouakchott sur mille sujets.

https://www.chezvlane.com/Le-ministre-de-la-justice-pris-en-flagrant-delit-de-plagiat_a17277.html

Je présente donc mes excuses à tout ce monde qui n’ignore plus que sans l’implication scabreuse du ministre volant au secours de la partie qui a juridiquement perdu après 3 ans de procédure jusqu’au dernier recours à la Cour Suprême, je n’aurais rien dit à ce sujet comme je n’ai jamais écrit un mot sur cette affaire en 3 ans malgré les trafics d’influence en tout genre au cœur de l’état permettant à une dame au bras long et aux méthodes cavalières de vouloir impunément faire main basse sur 2 petits terrains qui valent à 2 à peine 700.000 mru, persuadée que les victimes n’ont pas les réseaux nécessaires pour faire face à l’extorsion.

J’ai laissé faire la justice pendant 3 ans avec l’appui de l’avocat que j’ai conseillé à ma mère puisqu’il s’agit d’elle dans cette affaire : maître Mohamed Ould Moine dont je ne partage pas tous les combats politiques mais dont j’admire la compétence, le talent et le courage.

A ma place, qui au courant du dossier et ayant un moyen médiatique d’alerter l’opinion publique, et le pouvoir que je soutiens, serait resté silencieux sachant qu’un ministre de la justice a osé piétiner la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la justice en invoquant «  le recours pour l’intérêt de la loi » afin de relancer cette affaire civile devant une « cour spéciale » réunissant toutes les chambres et dirigée par le président de la cour suprême ?

Si j’avais, comme la dame, de puissants réseaux au cœur de l’état qui lui viennent de son époux, je n’aurais pas eu besoin d’user ma plume pour étaler la vérité juste à propos de l’irresponsabilité du ministre de la justice du président que je défends comme chacun sait avant même qu’il ne songe à devenir chef de l’Etat.

Je n’ai que ma plume, ma bonne foi, 14 ans de journalisme citoyen engagé et le soutien silencieux de celles et ceux qui me connaissent.

Au-delà de mon affaire familiale, le sujet est grave puisqu’il s’agit du profil du ministre de la justice qui est manifestement un accroc au plagiat qui prétend être rédacteur de lois alors qu’il ne fait que bricoler de vulgaires copier-coller de la production intellectuelle de juristes étrangers sans jamais citer ses sources.

Quand on parcourt la liste de ses productions présumées, on comprend facilement qu’il a pu impressionner le milieu nouakchottoix jusqu’à devenir ministre de la justice. Le problème c’est qu’il n’a pas plagié qu’une loi présentée par l’ex ministre de la justice Brahim Ould Daddah et signée par l’ex chef de l’Etat, il l’a fait plusieurs fois.

Au hasard de ses déclarations, je viens de faire encore une petite recherche et je découvre qu’il a aussi plagiée une loi malgache de 2008

https://apt.ch/content/files/cd1/Compilation%20des%20textes/6.1/6.1_Loi%20No2008-008%20contre%20la%20torture_Madagascar.pdf

en se présentant comme rédacteur de la loi incriminant la torture signée encore par l’ex ministre de la justice Daddah et l’ex chef de l’Etat.

http://mnp.mr/pdf/Loi%20Torture.pdf


Ahmed Ould Soueid Ahmed

Ahmed Ould Soueid Ahmed
Je suis un homme de lettres, j’écris ce que je pense ( avec l’âge un peu moins ), je cite mes sources, je mets des guillemets quand j’utilise les mots pris à d’autres, je sais ce que cela coûte de penser et écrire. J’ai une passion pour les textes bien écrits quand il s’agit de littérature, j’ai appris jeune la rhétorique française en étudiant la querelle entre jésuites et jansénistes, je vois l’adn du style de l’auteur quand je le lis et j’admire les textes juridiques bien pensés, écrits en tenant compte de tous les aspects du droit.

Si je puis saisir les failles d’une constitution, car j’ai une passion pour le droit constitutionnel en particulier, je suis incapable d’en écrire une sans copier-coller car il faut pour cela un bagage juridique dense, une cohérence juridique, une vision totale de l’articulation d’une démocratie sans parler d’une solide connaissance du genre humain, de son peuple, de ses intellectuels et de l’élite d’un pays pour verrouiller le texte dans l’intérêt suprême de la nation, des générations présentes et futures avec le souci permanent de la justice égale pour tous.

Seuls ceux qui créent des pensées peuvent comprendre le dégoût que nous inspirent ceux qui volent le travail des autres en la matière et le présentent comme le leur en réussissant à mystifier tout leur monde sous prétexte qu’ils sont sympa dans la vie de tous les jours.

Rien n’est plus blessant que de se voir diffamé, menacé car on se bat contre les puissants imposteurs surtout quand il s’agit de défendre le bon droit d’une mère sans aucun moyen de se défendre face au trafic d’influence d’usage dans les pays comme les nôtres.

Cela dit, ma famille m’a demandé de ne plus enquêter sur ce ministre. J’arrête donc là mais j’espère que le premier ministre ne va pas étouffer l’affaire et faire comme si de rien n’était car je serais doublement atteint vu que je suis un soutien de la première heure de notre président Ghazouani et plus que jamais j’espère que le gouvernement de son P.M nous épargnera les imposteurs que nous avons déjà subis pendant des dizaines d’années.

Si le copier-coller n’est pas honteux, si ce n’est pas un crime intellectuel, alors inutile d’avoir des diplômes, le bon sens suffit car de nos jours avec un clavier, un peu d’intelligence, une connexion internet, on peut être expert en tout. Moi-même qui suis autodidacte, ayant passé des années à dévorer les livres dans plusieurs domaines même si je n’ai pas le bac à cause d’une phobie des examens quand j’étais jeune,  je peux, avec le copier-coller du ministre de la justice, vous écrire des rapports dignes de lui sur tous les sujets du monde vivant, mort ou survivant.

Je peux chaque semaine, sur fonds de la coopération étrangère, aller prendre un per diem ou deux pour les ateliers de Nouakchott sur tous les sujets : sciences, économie, santé, théologie, droit pénal, droit privé, droits de l’homme, droit constitutionnel, éducation, mines, pêche,  même une conférence sur la psychanalyse avec des professionnels pour débattre de la mécanique cognitive à l’épreuve de la métaphysique.

Ce qui est important ce n’est pas le copier-coller mais l’esprit qui les incarne quand il a de hautes responsabilités. Par réflexe de survie, les imposteurs malmènent, marginalisent les compétents qui peuvent les démasquer et s’entourent de gens de leur univers psychologique ou incapables de les démasquer avec tous les dégâts sur l’administration et donc les administrés.

Si vous avez le malheur de mettre un projecteur sur leurs pratiques vous aurez sur le dos, tous ceux qui risquent de perdre leur emploi s’il perd le sien, tous ceux à qui il a rendu des services, tous ceux qui sont fiers de sa réussite, autant dire une armée de fanatiques qui ne reculeront devant rien pour vous nuire.

Je laisse aux soutiens du ministre de la justice les documents ci-joints en pdf pour montrer qu’il a aussi plagié les malgaches.

Je n’ai rien contre ce monsieur en personne mais je suis au regret de ne pouvoir admirer le ministre ni le professeur de droit. Mon droit de journaliste est d’informer preuves à l’appui, mon devoir de fils est de défendre contre vents et marée..

 Voilà c’est fait.

Mille excuses


loi_torture__1_.pdf Loi Torture (1).pdf  (239.06 Ko)


chezvlane
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