Un silence mauritanien et une objection espagnole quant à la délimitation des frontières maritimes marocaines

À ce jour, le gouvernement mauritanien n’a fait l’objet d’aucune critique ou objection à l’annonce du Royaume du Maroc, selon laquelle il élabore une législation pour tracer ses frontières maritimes de Tanger au nord jusqu’à Lagouira au sud.

Une longue frontière maritime que le Maroc partage avec la Mauritanie et l’Espagne.

En comparaison , au silence officiel mauritanien, qui reflète – tout au moins – l’acceptation ou la non-objection,  le Parti socialiste au pouvoir en Espagne,  a annoncé son opposition à cette tendance marocaine.

Un communiqué publié par le parti espagnol au pouvoir, a critiqué la décision du Maroc de délimiter « ses frontières dans les eaux territoriales au large des provinces du sud, à travers deux projets de loi qui seront bientôt présentés pour approbation, lors d’une session législative générale au parlement marocain ».

Et le parti au pouvoir en Espagne a exigé que « les frontières maritimes  marocaines  soient délimitées dans le cadre d’un accord conjoint ». Ou « dans le cadre de la Convention des Nations Unies sur la mer et le plein respect du droit international.

Selon le communiqué publié sur le site officiel du gouvernement espagnol,le parti a également exprimé sa « profonde préoccupation face à la décision du Maroc » et a souligné que sa position à cet égard reste  « ferme », affirmant que « des initiatives individuelles comme celle-ci ,ne contribuent qu’à créer du  bruit inutile, sur une question qui doit être traitée par le biais d’un dialogue que l’Espagne tient à préserver avec Maroc »

Le Maroc défend la décision comme nécessaire , « pour combler le vide législatif dans le système juridique national relatif aux zones maritimes, et sa compatibilité avec la souveraineté intérieure complète du Maroc sur toutes ses terres et eaux de Tanger à Lagouira ».

Le gouvernement marocain s’est déclaré prêt à négocier « avec les pays concernés par le plan de délimitation de leurs eaux territoriales, en ouvrant la porte au dialogue, avec les gouvernements de Nouakchott et Madrid,  afin de définir avec précision  les espaces maritimes.

Il est à noter que les deux lois  délimiteant les eaux territoriales marocaines  les limitaient   à  la ville de Tarfaya, et depuis  44 ans, ces lois n’ont  été saisies d’aucun amendement.

 

Source : https://www.anbaa.info/?p=54007

Traduit par adrar.info

 

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