Nana Mohamed Laghdaf à propos de Fatimetou Mint Abdel Malek présidente de la région de Nouakchott

Après un témoignage comme celui-ci, Fatimetou Mint Abdel Malick peut dormir tranquilleDepuis quelques jours, j’ai eu à constater une campagne de dénigrement sans précédent menée à travers les réseaux sociaux contre la présidente de la région de Nouakchott Mme Fatimetou mint Abdel malick la traîtant de tous les noms en particulier à propos de sa gestion de la mairie de Tevragh Zeina.
Face à cela et ayant eu à occuper la charge de conseillère municipale dans cette commune au cours de son premier mandat, je me suis vue dans l’obligation morale d’apporter un témoignage pour l’histoire sur ce que j’ai eu à constater au cours de cette période.
Je tiens auparavant à préciser que je n’ai jamais partagé avec cette dame l’orientation politique, et que nous n’avons ni la même appartenance tribale ni même régionale.
Il se trouve qu’en 2001, je fus présentée par mon parti le RFD candidate à la mairie de TZ en concurrence avec Fatimetou Abdelmalick candidate PRDS.
Les résultats l’ayant déclarée élue maire avec 11 conseillers PRDS contre 10 conseillers au profit du RFD, nous nous sommes retrouvées au conseil municipal pendant un mandat DE 5 ans au cours desquels j’avais également été élue vice-présidente de la communauté urbaine de Nouakchott.

Je rappelle que ce furent les années les plus chaudes de la confrontation entre le pouvoir et l’opposition.
Cependant, cette expérience de conseillère municipale avec la maire appelle de ma part les éléments suivants :
1/ que j’ai été favorablement surprise ainsi que les conseillers municipaux de mon bord politique du sérieux et du niveau de conscience professionnelle de la maire
2/ que tout le long de ce mandat, elle a travaillé pour l’exécution de ses prérogatives, ce dont elle n’était nullement tenue, avec l’ensemble des conseillers municipaux disponibles y compris ceux de l’opposition.
3/ qu’elle a oeuvré et réussi à restituer à la mairie l’ensemble de ses biens ( marchés et places) et à améliorer nettement les recettes de la commune et ce en se mettant parfois à dos des intérêts puissants

4/ qu’une fois la stratégie d’enlèvement des ordures arrêtée et financée, elle s’est personnellement impliquée dans sa supervision accompagnant souvent les équipes à des heures tardives de la nuit.
5/ qu’elle avait immédiatement engagé une politique d’encadrement des jeunes de la Muqatàa à travers les équipes de sport et par l’ouverture à l’époque d’une salle d’informatique pour la formation gratuite aux nouvelles technologies
6/ la mise en place une politique sociale d’aide aux malades les plus pauvres sur une dotation gérée avec des conseillers de tous bords politiques. Ainsi cela se concretisait surtout par la prise en charge d’ordonnances médicales pour les grands malades sans ressources objet d’enquêtes préalables
7/ pendant ces 5 ans où nous avons veillé au grain, le conseil n’a jamais eu à constater un quelconque manquement à l’orthodoxie dans l’exécution de son budget .
Et enfin que pendant toute cette période son bureau était ouvert aux citoyens sans rendez-vous pour tenter de résoudre leurs problèmes.

Pour toutes ces raisons, je m’étonne que cette dame soit payée en retour par des propos aussi injustes.
Pour ma part, je ne connais pas beaucoup de maires qui se comportent de la sorte dans l’éxecution de leur mission.
Et je ne suis pas connue pour être complaisante avec les gens de mon bord à plus forte raison avec les autres.

Nana Mohamed Laghdaf

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