Aicha Amar :Le peuple élu.

orduresLe processus rapide de sédentarisation pourrait être une des réponses aux crises de « conscience », que nous connaissons.
L’ampleur des bouleversements écologiques survenus accélérèrent un processus de sédentarisation déjà fulgurant, traumatisant les sahélo-sahariens, que sommes.
L’urbanisation se fut par contrainte, de crainte d’une macabre adversité que par option.
Les années de sécheresse sont en partie déterminantes dans la formation d’un nouveau type d’individu, un mutant prêt à tout pour survivre, dont la préoccupation majeure est de  » subsister « .
Ayant abandonné nos racines dans la précipitation du déménagement, on développa une faculté d’adaptation qui ressemble à l’intervertion de la couleur du caméléon
Trainant dans notre notre sillage notre mode vie archaïque, aucun effort contre l’insalubrité ne fut concédé, imperturbables, nous domestiquons les déchets solides .
Les immondices s’entassent, on prétend qu’elles couvrent les deux tiers de l’espace habitable.
Des statistiques à réviser depuis que les ordures ont investi l’intérieur de nos abris.
Nos rapports avec les infrastructures sont lâches.
Combien d’efforts consentis afin d’ »émerger une aspiration » des dunes ont été détruits par des volontés aveugles ?
Incalculable est le nombre de crimes commis.
Ces sapes envoûtèrent l’esprit rimien s’approprièrent son âme a jamais.
Tout est périssable serait le credo des oueds, de la vallée, du désert..
Le nouvel alien se dévoue désormais entièrement a l’étude des mécanismes de la girouette et leur effet sur l’entendement, un créneau par lequel on s’est introduit dans la modernité .
Rien d’autre ne nous intéresse, têtes baissées focalisés sur cette rustique machine.
La science n’ayant de réponse à ces pathologies comportementales, la solution serait de nous exorciser.

 

Aicha Amar
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