L’Algérie fait revivre la foire  » Al Mougar » pour activer son passage frontalier avec la Mauritanie

L’Algérie s’active à  relancer l’unique passage terrestre, dénommé :  « martyr Moustapha Ben Boulaid », qui relie sa région sud , Tindouf, à la Wialya du Tiris Zemmour,  dans le nord de la Mauritanie.

L’Algérie, après avoir enregistré un ralentissement d’activités ,au niveau du  passage ouvert sur la Mauritanie et de là ,  vers les pays d’Afrique de l’Ouest, comparées  aux activités du passage terrestre de  Guerguerat entre le Maroc et la Mauritanie, a décidé de rouvrir l’ancienne activité saisonnière  commerciale, jadis populaire , où se rencontrent des habitants  du Sahara,de  Mauritanie,du  Maroc et de  Algérie.  Le communément appelé:  « Foire Al Mougar  » qui se fonde  sur les mouvements de convois et les échanges commerciaux ,entre les marchés des pays et des peuples de la région.

L’Algérie a invité à participer à l’édition prochaine de «Al Mougar», plus de cinquante (50) acteurs économiques, d’origine nationale et étrangère.La saison débutera le 17 novembre à Tindouf, près de la frontière nord de la Mauritanie.

Les sources ont confirmé la présence à ce forum commercial, d’un grand nombre d’opérateurs, arrivés de Mauritanie, du Sénégal, du Mali et du Niger.

L’Algérie attend de  la réouverture de la foire  Al Mougar , qui a été fermée en 1975,  de fournir un nouveau dynamisme  au point de passage frontalier commun avec la Mauritanie ,dans le cadre de ses efforts pour stimuler les échanges commerciaux avec d’autres pays africains.

Les organisateurs prévoient également à terme de la foire, de conclure  des accords de coopération pour l’exportation d’industries locales algériennes vers les marchés africains, comme c’était le cas avant 1970, où Tindouf était l’incubateur , le lien économique le plus important entre les marchés « Oued Noun » au sud du Maroc , « Chinguetti » au nord. Mauritanie et Tombouctou au Mali.

Pour le succès de la foire  «Al Mougar », dans sa nouvelle version, l’État algérien a investi  à lui seul, un soutien financier d’un montant de 10 millions de dinars algériens, en plus d’un important soutien non précisé, fourni par les ministères impliqués.

 

Source : https://www.anbaa.info/?p=52966

Traduit par adrar.info

 

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