Aicha Amar ; Pendant que l’on ferme les portes de l’université aux jeunes, ailleurs, elle accueille des septuagénaires…

L’image contient peut-être : une personne ou plus et plein airPendant que l’on ferme les portes des institutions supérieures d’éducation et de formation aux jeunes.
Les jetant en pâture aux dangers des tentations de la désespérance, les universités des pays développés accueillent des septuagénaires, des adolescents ,
des enfants .
Leurs offrant des opportunités d’intégration, de savoir.
De l’éducation.
En ces contrées, lointaines par leurs acquis, et distances, l’espoir n’a pas d’âge..un permis sans limite.
Alors que chez nous, il a fallut promulguer un arrêté rendant l’enseignement fondamental obligatoire, afin de montrer notre volonté à réinventer l’eau chaude.
Alors, que les petits nippons créent des logiciels à la maternelle, des petites bêtes de cirque preuve de la performance de leur système d’apprentissage.
il est vrai que la medressa rimienne n’est pas Sissi , ni metehe, ni Diambotte, ..pour attirer nos chérubins, dans leur presque totalité sous alimentés, pire esquintés par les tâches domestiques.
A d’école ils sont accueillis par un enseignant dire de lui peu motivé est un euphémisme.
C’est dans une salle branlante, sans tables ni chaises, que somnolent les enfants de la majorité des mauritaniens, ceux de la Mauritanie profonde.
celle de demain.
La vraie.
Si, d’aventure un rescapé de ce système échappe à la déperdition scolaire, et ses corollaires réussit au baccalauréat, après quelques années perdues à la recherche de pâturage ou labourer les champs .
Ceux de Nouakchott lui disent tu es trop vieux , ils n’ont pas menti, il n’a jamais connu l’insouciance de la jeunesse.
C’est pourquoi il est obstiné.
Une vraie tête de mule, ni les matraques, ni lacrymogène, ni les supplications de sa mère ne le persuadent à quitter les alentours du ministère totem.
Pourtant il n’existe d’âge balise à la formation, ce sont les textes qui le racontent.
La Mauritanie ayant ratifié différentes conventions internationales, qui protègent le droit à l’éducation, ces dernières sont désormais partie intégrante du droit national.
Et, ne doivent être en l’occurrence transgressées.
« Selon l’avocat mauritanien, Mohamed Sidi Ould Abderrahmane, cité par Adrar info, fixer un âge d’admission à l’université en Mauritanie est contraire à la Constitution, une violation de l’article 26 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui stipule que « l’enseignement supérieur est ouvert à tous selon leurs compétences « . Déclaration, rappelons le est ratifiée par notre pays.

Aicha Amar

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