LE DÉBAT SUR LES LANGUES NATIONALES CONTINUE

L’image contient peut-être : 1 personne, intérieurL’image contient peut-être : 1 personne, souritAprés l’article publié par le Pr Ely Mustapha intitulé :Les langues nationales en alphabet arabe: facteur d’unité nationale.  (http://cridem.org/C_Info.php?article=728341 et http://adrar-info.net/?p=57756)  Dr  Mouhamadou Sy lui a répondu à travers :Langues nationales: 5 arguments pour en finir avec l’idéologie d’Ely Mustapha (http://cridem.org/C_Info.php?article=728381 et http://adrar-info.net/?p=57772)

Le débat ne s’est  achevé là . A ce dernier  article ,Pr Ely Mustapha a apposé un commentaire ,auquel Dr  Mouhamadou Sy a répondu…… De la bonne litterature à lire .

Pr Ely Mustapha   : Cher frère Dr Mamadou Sy
Permettez-moi d’abord de saluer votre initiative d’écrire en votre propre nom , contrairement à cette intelligentsia de zombies anonymes qui n’a pas le courage de ses idées. Permettez ensuite de vous dire que j’apprécie la contradiction que vous me portez respectueusement et qui est tout à votre honneur puisqu’elle contribue à un débat fructueux et argumenté et surtout fraternel. C’est autant vous dire que cela justifiait que je partage largement votre article sur ma page Facebook et sur mon blog personnel.

Pour vous répondre j’aurai pu écrire un contre-article au vôtre et je saurai vous porter très haut la contradiction, le sujet étant si vaste n’est-ce pas ? Toutefois je me limite à ces quelques lignes.

D’abord voyez-vous Dr Sy , lorsque l’on part d’une assertion qui est fausse, tout le reste de l’argumentaire l’est aussi . C’est justement ce qui arrive à votre raisonnement.

En effet au-delà du contenu, vous partez d’une prémisse qui est fausse que vous avez formulée dès le titre de votre article : « 5 arguments pour en finir avec l’idéologie d’Ely Mustapha », or je ne développe aucune idéologie dans mon écrit et je n’en annonce aucune et je n’expose pas non plus une idéologie qui serait mienne. Tout au moins dans son sens philosophique ; à savoir une « science des idées, des concepts, en relation avec les signes (sémantique) » à moins que vous l’entendez dans son sens péjoratif à savoir « une philosophie vague et nébuleuse, et ou idéalisme naïf ». Ce que je ne crois pas, eu égard, à votre sens du discernement. Mais si cela était, veuillez me le faire savoir et ma réponse y sera ajustée. Ainsi donc la prémisse de votre raisonnement étant fausse, le reste de votre syllogisme démonstratif s’effondre de lui-même.

Ensuite, vous concevez votre démonstration comme s’il s’agit de contredire une conviction exposée, qui serait la mienne et, en Don quichotte, vous la guerroyez. Mais vous trucidez des moulins à vents car mon article n’est pas une opinion arrêtée mais un exposé de solutions proposées laissées au libre-arbitre du lecteur. C’est ce que d’ailleurs j’annonce dès la première phrase de mon article.

Enfin, vous me portez la contradiction sur une démarche linguistique, qui n’est pas la mienne. Je ne fais qu’exposer l’analyse d’éminents linguistes et d’historiens dont je cite les références bibliographiques en bas de page. Donc vous ne me portez pas une contradiction, dût-elle être en cinq ou en un nombre infini d’arguments, mais vous apostrophez des linguistes, avec moult chiffres et pourcentages, ce qui est une gymnastique intellectuelle intéressante mais qui ne me concerne pas.

Pour conclure, si vous ne l’avez pas saisie de prime abord (ce qui vous aurait évité une démonstration harassante), l’essence de mon article est la suivante : « Dans la recherche de solutions (toujours introuvables) de cohésion et d’unité nationale nécessaires et bloquées , la transcription des langues nationales en alphabet arabe pourrait-elle y contribuer eut égard au rôle que l’alphabet arabe a déjà joué historiquement (et joue encore aujourd’hui dans plusieurs pays africains) dans l’écriture des langues africaines. ».

Donc simple contribution à un débat ouvert sur un site d’information générale. Libre à chacun de se faire une opinion et d’en discuter. Je ne fais qu’exposer et au lecteur, en son âme et conscience, de disposer. Vous avez voulu en faire une idéologie, et vous en sortez essoufflé. Un commentaire aurait suffi, pas un article.

Dr Mouhamadou Sy  : Et Ely répondit à ma réponse…

Mon texte, ayant été publié sur cridem, a eu l’honneur d’un commentaire de Pr Ely Mustapha. Je l’ai lu attentivement, mais franchement, à ce niveau d’argumentation, quoi faire?
Ely est gêné par le mot idéologie dans le titre, et organise toute sa réplique autour de cela. Il dit que la prémisse de mon argumentation est le fait de le prendre pour idéologue, et vu qu’il ne l’est pas, ma prémisse est donc fausse et du même coup tout mon raisonnement est faussé.
Pardon Professeur pour votre importance, mais je ne crois pas que vous ayez été le sujet de mon texte. Dans mon texte, il s’agissait de comparer le système latin et le système arabe dans la transcription des langues que vous remettez sur le plateau. Et j’y ai fourni l’argumentation la plus objective qu’il m’a été possible de donner. Je vous ai pris en référence sur certains passages, mais cela n’avait aucune valeur à l’argumentation, ce n’était que du contexte. Il ne faut pas non plus croire que je vais dépenser du temps à écrire un article sur votre personne que je connais à peine, j’ai d’autres chats à fouetter. Ma prémisse est claire et est explicitée dans le premier argument que vous ne semblez pas avoir compris. Et moi qui pensais qu’en bon chercheur en informatique, en finance, en droit, en économie et en beaucoup d’autres domaines que votre page Wikipédia réclame, vous seriez capable de suivre ces quelques chiffres élémentaires. Mais à lire votre commentaire, je suis un peu déçu! Si ces calculs routiniers qu’un enfant au collège (ou même au CM1 dans l’ancien programme) peut comprendre, vous semblent être « une gymnastique intellectuelle intéressante avec moult chiffres et pourcentages », j’ai envie de vous dire: je vous ai évité le pire.
Mais sérieusement, ce ne sont pas les chiffres qui vous gênent, c’est leur pertinence. Les petits calculs simples vous ont donné une idée de pourquoi choisir le latin; c’est une façon simple de vous le faire comprendre; plutôt que d’enfumer tout le monde avec des phrases grasses mais sans contenu réellement solide.
Bref, relisez mon article, et cette fois-ci avec calme et apprentissage. Vous finirez par comprendre! Mais à présent, cette discussion est close, puisque l’objectif de mon premier texte était d’expliquer certaines raisons du choix du système latin et présenter ses succès, mais ce n’était en aucun cas d’organiser un référendum sur une question déjà réglée depuis plus d’un demi-siècle.
Fraternité,

 

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