La SNIM va-t-elle récupérer la mine de F’derick ?

La SNIM va-t-elle récupérer la mine de F’derick ? La société nationale industrielle et minière (SNIM) a repris la mise à jour des données relatives à la mine de F’derick qui avait été cédée auparavant à une société australienne dans le cadre d’un accord qui avait été à l’origine d’une grande controverse suite aux conditions dans lesquelles cet accord avait été passé.

Le correspondant de Sahara Media citant des sources a révélé que des instructions avaient été données à des services et directions décentralisées de la société sur la nécessité de reprendre la mise à jour des données relatives à la mine de F’derick gelées ces derniers mois.

La société industrielle et minière avait signé un accord avec la société australienne BCM qui autorise celle-ci à exploiter cette mine, en service du temps de la MIFERMA depuis 1963 et plus tard par la SNIM jusqu’à 1983.

Selon les experts cette mine est particulièrement riche avec un fer d’une haute teneur qui dépasserait les 60%.

Seulement cet accord révélé en mai dernier avait été à l’origine d’une grande controverse, pour les conditions suspectes qui ont entouré qui ont présidé à sa conclusion.

Cet accord n’avait été annoncé ni par la SNIM ni par le gouvernement et les services spécialisés de la société en charge de l’exploitation minière n’avaient pas disposé d’informations suffisantes.

Selon notre correspondant au Tiris Zemour citant différentes sources un groupe de responsables de haut niveau de la société de la société tiendra lundi prochain à Zouerate une réunion qui sera consacrée à la discussion de la situation de la mine de F’derick.

En l’absence d’informations précises sur l’accord avec la société australienne, les services décentralisés de la société et sa direction régionale avaient gelé les études relatives à ce projet.

Les différents services de la SNIM et sa direction régionale, au cours des dernières années, réactualisaient à chaque fois les études pour l’exploitation de cette mine qui avait connu des difficultés mais que la société n’a jamais voulu abandonner.

Depuis l’annonce de la conclusion de l’accord avec la société australienne les services techniques de la SNIM avaient suspendu la réactualisation des données techniques, avant de recevoir des instructions pour les reprendre, selon le correspondant de Sahara Media.

La réunion lundi prochain des directeurs de la société avec les experts du secteur des mines doit déterminer une position claire par rapport à l’accord conclu avec la société australienne BCM.

Les données disponibles estiment deux choix possibles dont le premier est l’annulation pure et simple par la SNIM de l’accord, la réactualisation de l’étude d’exploitation de la mine comme faisant partie de ses importants projets d’autant que la technologie dans le domaine s’est beaucoup développée et que le prix du fer est à la hausse, une opportunité pour la société de générer d’importants bénéfices.

La seconde option est que la SNIM conclu un accord avec la société australienne en vertu duquel elle se charge de l’exploitation de la mine moyennant d’importants montants financiers et d’autres revenus.

La société australienne n’a ni les moyens d’exploiter la mine ni acheminer le minerais, contrairement à la SNIM qui a l’expérience et les infrastructures nécessaires.

Ces mêmes sources privilégient la première option eu égard au flou qui avait entouré la conclusion de l’accord avec les australiens et tout le monde attend avec impatience ce qui sera décidé à l’issue de la réunion de lundi prochain.

Selon les informations obtenues par le correspondant de Sahara Media au Tiris Zemour, la MIFERMA s’était beaucoup appuyée sur cette mine de surface facilement exploitable, avant de l’abandonner à cause de la profondeur de la mine.

En 2006 la SNIM avait effectué pendant 6 ans des analyses et des prospections sur la mine fermée, qui ont permis de découvrir d’importantes réserves de fer (40 millions de tonnes) d’une teneur de 56 à 63% en plus de 24 millions dans une autre zone.

Le coût élevé de l’investissement (200 millions de dollars) pour la réouverture de la mine, avait empêché la société de poursuivre le projet.

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