Rose Du Désert Sahara : « La ville où le courant « sait »couper…

L’image contient peut-être : océan, eau, nuit, ciel, plein air et natureDu fond des ventres édentés…j’ai vu….la mer s’est bue….s’est grisée….s’est mise à divaguer…à tirer sur ses roulis…à descendre et à monter…. A parler aux coquillages…Que dis-tu ?

….dans la ville, le courant « s’est coupé » ?….oui, dans la ville qui vrille, celle qui boude aussi par endroit, qui sait couper le courant des rêves, où les lumières sont en grève, celle tout le temps en jachère, froissée, comme accochée à une patère, celle où des obscurités rapeuses caressent des façades effarés…
viens me dit-elle….passe ton œil par la tenture….si …et là tu verras…tu verras, tu verras….chez toi….tu verras la ville ou le courant «sait couper »….

la ville au bord de mer, mais sans courant, sans vague et sans port à fouetter….tu verras la colombe se pendre à un poteau, une aile dépliée et l’autre…électrocutée….

mais tu verras la mouche, reine….butineuse…maîtresse de son affaire, et le vermiceau assis, avec cour et valets, regardant de haut, se croyant monarque alors qu’il n’est que pataud….

et toutes ces ombres, ces sans corps, sans histoires à conter, suant dans la pénombre, tournant dans la ronde nocturne, se languissant de l’envol…

de grâce, faites que le jour tombe ! »

Rose Du Désert Sahara
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