Ahmed Yedaly :Il y a effectivement une place pour un nouveau parti du centre

En échos à la conférence de presse d’hier de SMOB : Il y a effectivement une place pour un nouveau parti du centre .
L’histoire récente de notre pays, nous montre que les partis politiques qui ont réussi à s’imposer, sont ceux qui avaient le pouvoir légal (ou légalisé), ou ceux qui avaient la capacité de menacer ce pouvoir (opposition).
Les premiers, jouissant de l’autorité ‘légale’ que leur confèrent les voies du peuple, obtenues souvent grâce à la complicité du Sabre et du Livre, ont toujours utilisé les moyens de l’Etat pour soumettre les seconds.
Les rares et brèves opportunités d’alternance qu’a connues le pays ont souvent été plus le fait de failles internes au système dominant, plutôt que les résultats directs d’efforts conscients et organisés de l’opposition démocratique.
La phase actuelle que vit la Mauritanie est marquée par un affaiblissement de la gouvernance militaire, mondialement décriée (corruption et absence d’Etat de droit) et par les divergences ethniques et communautaires ainsi que le manque de perspectives politiques communes, qui rongent et pénalisent l’action des différents segments l’opposition démocratique.
Il résulte de cette situation que le système et ses opposants seraient prêts à concéder une partie de leur pouvoir, de gouvernance, ou de nuisance, à un tiers capable et désireux de leur assurer une certaine…retraite dans la dignité.
Le grand remue-ménage qu’ont été les dernières élections Présidentielles, permet d’identifier deux candidats potentiels à ce…’marché’ autour d’un pouvoir, qui n’est pas encore dans la rue, mais qui pourrait s’y trouver.
Il s’agit de Mohamed Ould Cheikh Ghazouani et de Sidi Mohamed Ould Boubacar. Le premier jouissant, jusqu’à preuve du contraire, de la confiance de certains officiers supérieures dans le haut commandement de l’Armée et de l’aura de son ami Aziz, en milieu d’affaires, donne l’impression de quelqu’un qui souhaite voler de ses propres ailes, en ayant « son » parti politique, pour lequel il recruterait déjà.
Le second, sortant de la douche froide que lui a fait subir la CENI et ses mandants, semble vouloir prendre une certaine revanche électorale, pour laquelle le premier pas serait effectivement la création de son propre parti.
Dans un cas, comme dans l’autre, le parti de l’un et de l’autre, ne pourrait naître et se développer hors du centre. Reste à savoir à quelle distance effective du Centre se situe chacun des candidats potentiels et quel seraient leurs capacités réciproques d’y drainer les masses de droite, de gauche et du…Centre

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