Dis-moi qui tu es, je te dirais si tu es Arabe

Qu’on se le dise (la formule n’est pas de moi), ceux qui tentent de remettre en cause notre Arabité, n’inventent rien! Une vielle histoire qui revient.

C’est au lendemain de la décision de la France de nous retirer notre statut de Colonie, que l’élite Bidhanes a frappé à certaines portes pour nous héberger, en attendant que nous nous mettions sur nos jambes.

Le plus Arabe des Arabes, de l’époque, a dit « EBEDEN ! », pas tant que le royaume du Maroc, membre fondateur de la Ligue Arabe, estime que ce désert fait partie de son royaume (dixit Jemal Abdel Nasser).

En parallèle, des Sudistes Bidhanes, conduits par feu Yacoub Eboumédienne, sont allés frapper à la porte de la Fédération du Mali, où semble-t-il, feu Modibo Keita, aurait émis certaines réserves.

Traduit autrement, cela voulait dire que pour les Arabes nous n’étions pas suffisamment Arabes, et pour les Africains, pas suffisamment Africains.

Un statut bâtard, mais têtu, qui nous poursuit jusqu’au jourd’hui et qui fait de nous un ensemble de peuples vivant sur un même territoire commun, mais qui n’arrive pas à se forger une identité nationale commune.

Face à ce grand dilemme, nos leaders les plus ‘optimistes’ ont décidé de nous considérer comme entièrement Arabes et les plus ‘prudents’ de s’en tenir au « statuquo-ante ».

Entre ces deux options les ‘naïfs’, bien plus nombreux, ont choisi de ne donner raison à personne et de continuer à vivre dans la peur du provisoire.

Dans une telle situation, dramatique, vouloir faire de la Mauritanie un pays Arabe ou Africain est tout simplement une injure la vérité toute simple, qui fait que la Mauritanie c’est les deux à la fois.

Le plus difficile étant, bien entendu, d’accepter cette réalité et de la traduire dans les faits, juridiques, sociaux et démocratiques.

 

Ahmed Limdessem
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