Une réalité cruelle à portée nationale, désormais, dont les femmes et les jeunes filles sont particulièrement exposées

En souvenir à Jemila, une petite fille, qui continue son petit bout de chemin sans sa mère fauchée par la cruauté humaine, un jour de septembre 2018.
Ne l’oublions Pas.
Le meurtrier de Mariem est un multirécidiviste, la terre tremble de terreur sous ses pieds à chaque fois, qu’il la frôle . Tout le monde le connaît, le craint, sa propre famille, les voisins.
La prison, sa deuxième demeure se souvient encore de ses fracas.
Mais, il faut de la place pour d’autres acteurs de l’horreur, qui attendent de passer leurs séjours initiatiques à Dar Naïm .
Il fut gracié à l’occasion de la fête .
Un Eid Halloween .
De l’humanisme de parade .
Mariem, elle est une vraie colombe, un des ces être toujours souriant, prête à rendre service, compatir.
De la bonté et beauté à revendre.
Une de ces femmes, qui supportent le monde sur leurs épaules.
Divorcée, mère de deux petites filles, mûres pour leurs âges , surtout scolarisées en contexte ou l’idéal est autre.
Une de ces braves, qui gagnent leurs vies en « exerçant » des activités génératrices de revenus, précaires, certes mais salvatrices d’une dépendance réductrice.
Des services informels qui consistent à céder en « location » des tentes et tapis ndispensables aux soirées de campagnes électorales et autres festivités.
Elle revenait d’un court séjour de son akjoujt natal, profitant de l’opportunité d’affaires qu’offre une campagne même bâclée, riche d’un pactole, qui permet d’aider à réaliser son projet de construction dans un quartier nouvellement lotis.
Un de ces no man’s land peu sécurisés, qui prolifèrent aux portes de Nouakchott.
Le faucheuse était au rendez en plein jour, traînée par ses cheveux, puis jetée d’un revers de main dans une chambrette abandonnée, son sac retrouvé plus loin par les enfants du voisinage.
Etranglée.
Pour sept mille ouguiyas anciennes un petit téléphone Nokia torche, pour presque rien, on lui ôta la vie avec une désinvolture affligeante.
Son forfait accompli l’assassin continua son chemin en déambulant entre les baraquements.
Il poussa la cruauté jusqu’à offrir le téléphone à son beau-frère, faille, qui permis à la société de téléphonie d’identifier le lieu de l’émission des appels.
Une histoire anodine désormais, dans une ville tentaculaire pas « viabilisée », ou l’insécurité grimpe tel le mercure un jour de juillet à Néma .
Une histoire vraie, seul le prénom de la victime a été changé afin de préserver l’intimité de la famille.
Elle met en évidence une réalité cruelle à portée nationale, désormais, dont les femmes et les jeunes filles sont particulièrement exposées.

Aicha Amar
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