Que les leaders se ravisent

Résultat de recherche d'images pour "leaders haratines  en mauritanie"De tous les temps, les chefs religieux, les chefs de tribus ou de Cantons, les leaders des partis politiques et ceux que l’on appelle aujourd’hui les « Woujahas » ont récolté le ‘prix’ de la soumission des citoyens à l’Etat.
Dans sa gestion de cette manne électorale, l’Etat a souvent voulu s’assurer, aussi, la sympathie de certains leaders de l’opposition, pour maximiser les revenus de ses investissements.
La communauté Haratines était devenue un des principaux ‘pourvoyeurs’, le plus couru par le système, mais dont les principaux leaders semblent ignorer les vertus du principe du ‘renvoi d’ascenseurs’ : le prix des voix électorales Haratines s’investissent plus à Nouakchott qu’à Medbougou.
Certains ‘jeunes loups’, directement issus des ‘Adwabas’ et formés à l’école moderne où la communication joue un rôle important, proposent un nouveau message, une nouvelle approche, où le leadership cesse d’être un but, pour redevenir un moyen. Cette école semble dire que ce qui est destiné à « affranchir » les Adwabas de la pauvreté et de l’oubli, doit aller directement aux habitants des Adwabas, sans intermédiaires et sans Woujahas.
Un son de cloche que ne semblent pas partager, pour des raisons évidentes, des leaders célèbres, comme Messoud, Beydel, Sghayir, Biram, qui sont à la base des grandes ‘victoires’ politiques de la Décennie qui vient de s’achever.
Cette nouvelle vision dont les promoteurs ne sont (encore) leaders d’aucun parti politique et parmi lesquels on compte déjà un ‘Ministre-pieds nus’ et un ‘humaniste’ qui privilégie l’école comme vecteur d’émancipation et de promotion sociale, plutôt que les combats de rue, a toutes les chances de secouer certaines traditions.

 

Ahmed Limdessem

Vous pouvez laisser une reponse, ou trackback a partir de votre propre site.

Laisser un commentaire