Les langues nationales en Mauritanie: une question de vie ou de Maures ?

Appel à mettre fin à l’usage du français dans les documents officiels en Mauritanie Vivre sans sa langue maternelle, ou vivre uniquement avec sa langue maternelle ? Comment toutes les langues maternelles peuvent-elles être « élevées « au rang de langues nationales ?

Qu’est ce qui détermine l’importance d’une langue : le nombre de ceux qui l’ont « tétée » du sein de leurs mères, celui de ses locuteurs, les œuvres littéraires qu’elle a produites, son apport à la civilisation universelle ?

Puisqu’il n’existe pas de ‘petit peuple’, existerait-il une petite langue nationale ? Et puisque nos langues se valent et sont vitales pour notre ‘vivre ensemble’, vivons-les pleinement, afin que vivent nos cultures et notre histoire, dans le respect de nos différences.

Autant ces vérités sont faciles à ‘coucher’ sur papier, autant leur traduction dans les faits, dans la vie de tous les jours, semble, aujourd’hui relever des grands défis.

Un défi qui n’est pas nouveau, mais que nos multiples échecs à bâtir un d’Eta-Nation rendent plus difficile à relever.

Et pourtant sans le relever, nous risquons de ne pas pouvoir nous relever, demain, de nos erreurs d’aujourd’hui.

Les bons et nobles principes de la République sur l’égalité des langues, étant posés, il appartient à l’Etat, à l’opposition et aux citoyens d’œuvrer, ensemble, pour les traduire dans les faits.

Ahmed Limdessem
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