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« CHEYLA », une forme de solidarité bien originale

Entre la charité, action individuelle et limitée, avec une certaine connotation ‘avilissante’, et le secours, acte ponctuel et provisoire, lié à un danger particulier, CHEYLA trouve bien sa place et ‘anoblie’ ceux qui en bénéficient, puisqu’il s’agit d’une meilleure répartition de l’argent public, le leur, en quelque sorte.

 

Elle ne vaudra jamais une bonne politique de développement durable, créateur de formation, d’emplois et de richesse.

Mais elle permet d’espérer et d’attendre, plus dignement, un tel programme de justice sociale.

Comment financer et gérer cette action salvatrice, dans un contexte où les ressources budgétaires de l’Etat, survivent difficilement à leur anémie persistante? Toute la question est là. Mais, comme on dit, il faut chercher l’argent là où il se trouve.

L’argent des Mauritaniens, des citoyens pauvres, des sans revenus, se trouve entre les mains d’autres Mauritaniens, moins nombreux et beaucoup moins pauvres, mais dont certains peuvent s’avérer généreux, surtout ceux qui ont acquis cet argent sans efforts physiques ni intellectuels.

Une telle générosité, si, en plus, elle était sollicitée par les pouvoirs publics, pourrait amener ceux, dont la provenance des richesses risque d’être auditée par la justice, à souscrire des contributions, en rapport avec les montants incriminables, ce qui rendrait probablement certains juges plus cléments et gonflerait les caisses de CHEYLA.

D’une pierre deux coups, comme dirait TEYBE, à ses créanciers.

Ahmed Limdessem
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