Monsieur le Ministre persiste et signe

Porte parole du gouvernement : Vivement l'UPR et la majoritéLors de la conférence de presse qui avait suivi le premier Conseil des Ministres du Président Ghazouani, le Ministre de l’Enseignement supérieur, fraîchement choisi comme porte-parole du gouvernement, déclara que « ce gouvernement est la continuité de celui du Président Mohamed Ould Abdel Aziz », sans faire mention du nom du nouveau Président de la République.
Une déclaration qui a surpris plus d’un et qui sema le doute dans les rangs du microcosme politique, en particulier parmi les électeurs et supporters du Président Ghazouani.
Pour faire baisser la tension, une source (anonyme) demanda aux Médias publics de ‘biffer’ le passage en question du speech du Ministre, et fit planer la possibilité d’une sanction qui, à défaut de relever l’intéressé, le délesterait de la fonction, de confiance, de porte-parole du gouvernement.
En parallèle, les porte-voix du peuple, journalistes, blogueurs, et toute la tribu Facebook, entament une campagne pour isoler et fragiliser le ministre en question en le livrant à la vindicte populaire, allant jusqu’à exhiber les documents de la société et la licence de pêche dont Ould Abdel Aziz l’aurait gratifié, à la veille de son départ.
Resté de marbre, et faisant preuve de la plus grande assurance, le Ministre en question, réaffirmait qu’il n’avait rien à se reprocher et qu’il ne regrettait rien de ce qu’il avait dit. N’empêche, tout le monde misait sur le Conseil des Ministres suivant, pour ‘déguster’ la sanction qui allait frapper l’auteur d’une telle gaffe. Il n’en fût rien.
Le même Ministre, toujours porte-parole du gouvernement, fort de sa première victoire, reprend, détaille et amplifie ses déclarations de la veille.
La morale de l’histoire, c’est qu’elle nous édifie, ainsi, si besoin était, sur le fait que les ténors de l’UPR n’ont rien perdu de leur légitimité, que la société et la licence de pêche renforcent la popularité des Ministre-UPR, dont les militants scandent « EL MA 3ANDOU CHI MAHOU CHI » (celui qui n’a rien, n’est rien) et surtout, qu’il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.

Ahmed Limdessem
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