Un compromis pour un programme minimum

REPLAY - Annonce du premier gouvernement Mohamed Ould Ghazouani - Ismaïl Ould Bedda Ould Cheikh
La situation politique particulière que vit le pays exige des pouvoirs publics et des usagers des services publics d’établir, et de faire respecter, un ensemble de « priorités » pour une gestion optimum de la vie publique.
En effet, dans un pays où la quasi-totalité des rouages institutionnels du pouvoir sont en situation ‘transitoire’, hormis l’institution de la Présidence de la République, une franche collaboration est nécessaire entre l’Administration publique, les partis politiques et les organisations de la société civile, pour optimiser et harmoniser la gestion provisoire de la vie de tous les citoyens.
Parmi les priorités à programmer, il y aurait :

A- mise en place d’un mécanisme de concertation entre le gouvernement et les partis et mouvements politiques, reconnus, d’opposition en vue de la tenue d’un dialogue national au tour des questions majeures qui perturbent la cohésion sociale nationale et le développement du pays, dont entre autres :
- Le règlement du ‘passif humanitaire’ en concertation avec les victimes directes, des déportés, et ceux qui ont été spoliés de leurs droits, notamment à la nationalité Mauritanienne et à leurs terres.
- l’amélioration et la mise effective en œuvre des lois et mesures relatives à l’extinction totale de l’esclavage et de ses conséquences, juridiques, morales, sociales et économiques
-définition de la place et de la portée accordées aux langues nationales : Arabe, Poular, Soninké et Wolof et leur insertion effective dans le système éducatif national

B- mettre en ‘stand-by’ les agissements politiques partisans qui pourraient perturber l’entente ainsi préconisée :
1-L’opposition devra s’abstenir de toute action, non autorisée, qui pourrait gêner ou perturber la paix sociale nécessaire pour la réalisation du programme du Gouvernement, dans cette phase transitoire
2-Le Gouvernement devrait se maintenir à égale distance entre les partis politiques existants, qu’il s’agisse de celui de l’ancien Président (et ses alliés), de ceux de l’opposition dans son ensemble, ou du futur parti qui regroupera les électeurs et supporters de l’ancien candidat Ghazouani
-éviter de défendre, ou de cultiver, les méthodes de gestion de l’ancien Président, notamment en matière de deniers publics et des ressources de l’Etat
-mettre fin aux avantages, non dus, accordés à certains individus, ou à certaines sociétés, pour la réalisation de marchés publics, qui se sont avérés pal réalisés ou pas réalisés du tout.
-mettre en demeure tout individu, ou société, de s’acquitter des sommes dues à l’Etat, ou à ses institutions
L’objectif principal de ce ‘compromis’ est de permettre aux acteurs politiques et à toutes les parties concernées, de réfléchir, dans la sérénité, aux futures stratégies, sur lesquelles un Etat de droit, stable et respectable, pourrait être bâti.

 

Ahmed Limdessem
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