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Quelle configuration du panorama politique mauritanien demain?

A la veille des élections présidentielles du 22 juin 2019, le nomadisme politique pâturait sur l’ensemble de la sphère nationale .

Se déplaçant des pôles de la majorité présidentielle à droite , passant par les satellites tropicaux du centre ,  sillonnant les campements des indécis en rade, pour finir  ,son remue ménage au sein de l’opposition radicale à gauche.

 Les partis « à caractère personnel »

Aptes aux déplacements faciles, ils s’étaient vite rangés  sous le ciel pluvieux du moment : ElWiam  de Bidiel Ould Houmeid (qui n’a pas hésité à se fondre au sein de l’UPR) , le  parti Rassemblement Démocratique (RD) de  Moustapha Ould Abeiderrahmane (l’animal politique qui peine à étancher sa soif  ,dans une savane de plus en plus aride ) , l’APP de Messoud Ould Boulkheir ( ne s’installant dans un train ,qu’en contrepartie d’une rente convenable).

Bientôt rejoints par des arrivistes chassés de contrées lointaines asséchées : Alliance démocratique dirigée par Yacoub Ould Moine,Parti Adel dirigé par Yahya Ould Ahmed Waghef, Rassemblement populaire  sous la direction de Mohamed Mahmoud Ould Lematt, Convergence  démocratique dirigée par Mahfoudh Ould Bettah, Mouvement Rachidoune , dirigé par le cheikh Oumar al-Fath

Au niveau des partis à « caractère collégial »

Le parti Tawassoul qui peine à se relever ,après l’offensive lancée contre lui, commanditée depuis Riad et Dubai , choisit de regrouper son troupeau, au centre , avec celui d’autres familles parentales (baasistes, nasseristes), dans la bergerie du pâtre transhumant Sidi Mohamed Ould Boubacar, sensé connaisseur du terrain et sûr en confiance.

Le mouvement antiesclavagiste IRA, fort de ses acquis, ces dernières années ,se voulant trouver une place sur l’échiquier politique,ne trouva pas mieux, que de se faire  remorquer par le parti Sawab , en manque de brebis.

Les partis et mouvements revendiquant une présence plus osée sur l’échiquier politique , des représentants de la vallée , ont choisi eux aussi , de sortir leurs vaches pâturer sur des terrains plus prometteurs, partageant eau et herbes ,en bon vivre ensemble.

Les anciens partis UFP, RFD, usés par les aléas du temps ,s’obstinent à scruter l’horizon et garder espoir qui tarde à se laisser apprivoiser, non sans susciter insensibilité, en certains membres de leurs familles respectives.

Après les élections du 22 juin et la formation du nouveau gouvernement , les averses de la pluie, très attendues, fissurèrent  les murs du temple ,jadis, paradisiaque de l’UPR ,jetant au dehors ,les gardiens traditionnels du profit facile et les remplaçant par des pompiers relativement aguerris. Visiblement les choses ne semblent pas s’arrêter là. Les coriaces d’hier, ne semblent pas vouloir se laisser faire.

Le nouveau président et son premier ministre, sont pris, eux, entre  les feux  croisés des citoyens réclamant un changement perceptible et d’autres ne voulant qu’un statu-quo mesuré .

Ils se cherchent la meilleure voie de bien tenir les commandes de l’aéroplane national et de n’effectuer que  de  manœuvres adéquates , aux fins de parvenir à bonne destination.

Se pose, alors,  la question : Quelle sera demain,  la configuration du panorama politique dans notre pays?

Redaction Adrar.info

 

 

 

 

 

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