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Le premier gouvernement du Président Ghazwani

L’attente a été longue et au bout du compte, nous avons eu le gouvernement que personne n’attendait. Heureusement ! Car, si nous avions eu le gouvernement que nous attendions, nous aurions été bien déçus.

En effet, le gouvernement que la majorité des citoyens attendait, de la part du Président Ghazwani, aurait été un gouvernement de ‘fidélité’ et de remerciements, composé de vétérans de l’UPR et de ses principaux supporters traditionnels, agrémentés d’ un Hartani, quelconque et d’un Kori, non moins quelconque, juste pour le verni politique.
Pour ceux qui ont voté Ghazwani, y compris les différents pans de l’opposition, ce gouvernement, qui est, entre autre, le premier message majeur que le nouveau Président adresse au pays, devait être un message d’espoir et de volonté de rupture avec un passé encore très récent.
A-t-il rempli cette première attente ?
Pour l’espoir, l’âge moyen, les compétences et la propreté des nouveaux Ministres, permettent de répondre positivement. Pour la rupture avec le passé, un pas important a été franchi, dans la mesure où les « repêchés » l’ont été grâce à leurs compétences et à leurs résultats relativement défendables, même si leur nombre aurait pu se limiter à 4.
Un autre pas, non moins important, sur le chemin de la rupture et de l’espoir, a été franchi par la diversité sociale des nouveaux Ministres et l’adéquation entre leurs références, avérées, et les Départements qui leur ont été confiés.
Si l’on fait le bilan de cette première pêche, on peut estimer que la nouvelle équipe serait à même de contribuer à une rupture qualitative, car c’est elle, et pas seulement le Président, qui porte cette charge sur ses épaules. Et c’est là-dessus qu’elle sera jugée.
Elle ne devrait pas accorder beaucoup de poids à ceux qui tentent, déjà, de ‘dévoiler’ la tête d’une Ministre, ou d’être jaloux de la simplicité et de la réussite d’un Ministre dont la future épouse ‘préfère’ faire ses courses à dos d’âne.
Si seulement, ces ‘commentateurs’ savaient combien de têtes bien voilées, ont contribué à la gabegie et à la mauvaise réputation du pays ! Ou si le fait de se rendre au marché, à dos d’âne ,n’était pas bien plus noble, que de le faire en VX, volée et voilée, pour une nuit.
L’essentiel est ailleurs : il s’agit de faire en sorte que les biens du peuple soient bien gérés et mieux répartis.

Ahmed Mohamed Yedaly
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