Conférence de presse conjointe des Ministres des finanaces, de l’intérieur et du Porte-parole du Gouvernement

Conférence de presse conjointe des Ministres des finanaces, de l'intérieur et du Porte-parole du Gouvernement Des membres du Gouvernement ont commenté, jeudi après- midi à Nouakchott, les résultats du conseil des ministres, tenu plus tôt dans la matinée.

Il s’agit des ministres de la fonction publique, du travail, de l’emploi et de la modernisation de l’administration, en charge des missions de celui de la culture, de l’artisanat et des relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement, M. Seyidna Ali Ould Mohamed Khouna, de l’intérieur et de la décentralisation, M. Ahmedou Ould Abdalla et de l’économie et des finances, M. Moctar Ould Diay.

Intervenant le premier, le ministre de la fonction publique, du travail, de l’emploi et de la modernisation de l’administration, en charge des missions de celui de la culture, de l’artisanat et des relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement a indiqué que le gouvernement a examiné et approuvé un certain nombre de projets de lois,

de décrets et de communications dont un projet de décret définissant les modalités juridiques et pratiques du transfert des compétences et des ressources de l’Etat aux Régions et un second portant règlement général de gestion budgétaire et de comptabilité publique.

Lui succédant, le ministre de l’intérieur et de la décentralisation a indiqué que le projet de décret définissant les modalités juridiques et pratiques du transfert des compétences et des ressources de l’Etat aux Régions vient en application de celui N.010/2018, instituant les conseils régionaux en date du 12 février 2018 et comporte trois chapitres relatifs aux compétences et aux ressources financières annexes, aux patrimoines publics et privés, aux ressources humaines et aux arrêtés en cas de nécessité.

Il a ajouté qu’il faut tenir compte du cahier de charges liant l’Etat et le président du conseil régional en matière de transfert de compétences spécifique à la région, notant que l’Etat est tenu de respecter son désengagement de certains secteurs définis dans le document signé par les deux parties.

La région, de son côté, dit-il, devra honorer ses engagements en la matière. Au sujet des compétences des régions, le ministre a souligné que celles-ci devront se limiter aux compétences définies dans un cadre légal, notant que le décret précise que les régions ont pour missions de participer à l’élaboration des plans régionaux, à l’exécution des programmes de développement régionaux, à la préparation des ressources financières destinées à l’aménagement du territoire et à l’urbanisation, en plus du développement du transport terrestre dans la région et à l’élaboration et l’exécution des plans d’infrastructures et ceux destinés au désenclavement.

Le ministre a souligné que les compétences transférées aux régions englobent les équipements des infrastructures régionales et ce en concertation avec le niveau central.

S’agissant des fonds, le ministre a souligné que l’Etat mobilisera annuellement des fonds pour les régions dont une partie pour le fonctionnement et le reste pour les investissements qui doivent faire, au préalable, l’objet d’un accord avec le département central.

« Il existe des dispositions et des accords pour le transfert des compétences attribuées à une région spécifique. Pour les autres cas la loi doit être appliquée textuellement », a conclu le ministre.

Pour sa part, le ministre de l’économie et des finances, M. Moctar Ould Diay a précisé que le projet de décret portant modalités et procédures de la programmation budgétaire et fixant son calendrier intervient en application des dispositions de la loi organique N°39/2018 en date du 09 octobre 2018 qui abroge et remplace la loi N° 011/78 en date du 9 janvier 1978 portant loi organique régissant les lois de finance.

Il a ajouté que le mois d’octobre de l’année dernière a connu l’adoption de la nouvelle loi organique qui réglemente notre système financier en général et accompagne les grandes réformes de ces dernières années dans ce domaine. Il a précisé que l’objectif de la loi organique est d’introduire la transparence dans le système financier et d’adopter les modalités les plus efficientes pour la gestion des finances publiques dans tous leurs aspects.

M. Ould Diay a relevé que la loi organique a introduit de grandes réformes au niveau des modalités de programmation du budget de l’Etat chaque année, notant que parmi les plus importantes innovations figure l’existence d’un document budgétaire de planification et de programmation sur trois ans plutôt que de se suffire d’un seul budget coupé de l’avenir.

S’agissant de la communication ayant trait à la situation économique et à l’exécution du budget pour le premier semestre de l’année 2019, le ministre a précisé que cette communication est présentée devant le conseil des ministres chaque année pour évaluer les performances de l’économie pour les six premiers de l’année sur la base des indicateurs économiques disponibles, du taux moyen de croissance prévisible et de l’exécution du budget au niveau des recettes et des dépenses.

Il a ajouté que les prévisions au début de l’année est un taux de croissance économique réel pour l’année 2019 qui dépasse les 6%, ce qui est un taux qui confirme la reprise économique.

M. Ould Diay a fait remarquer que parmi les plus importants secteurs qui ont contribué à l’évolution de ces indicateurs de base, l’agriculture figure en bonne place. C’est ainsi que les superficies cultivées ont augmenté en particulier dans l’irrigué et la culture du riz qui a évolué de 16 mille hectares en 2016 ; à 17900 ha en 2017 ; 27 mille en 2018 et 31 mille en 2019 alors que la rentabilité à l’hectare a évolué de 6,1 tonnes en 2016 à 6,2 tonnes en 2019.

Il a expliqué que les exportations du secteur des pêches pour les 6 premiers mois de 2019 ont atteint 423 mille tonnes alors que pendant la même période de l’année précédente elles étaient de l’ordre de 395 mille tonnes seulement ; pendant que les revenus de ces exportations ont atteint les 18 milliards de N-UM les 6 premiers mois de l’année 2016 contre 19 milliards de N-UM actuellement.

Le ministre a poursuivi en disant que l’on tablait sur le fait que la SNIM produise en 2019 quelque 12 millions de tonnes. La production y a atteint les 6 premiers mois de l’année 6,1 millions de tonnes. La société Taziast, quant à elle, a augmenté sa production le premier semestre de 2019 par rapport à la même période de l’année précédente et les revenus de la société en devises ont fait un saut de 80 millions de dollars la première moitié de 2016 à 130 millions de dollars pour la même période de 2019.

Source : Agence Mauritanienne d’Information

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