L’affaire « AR  » (phacochére) soulevé au parlement de Mauritanie, s’amplifie gravement …

Résultat de recherche d'images pour "phacochere."Après la recente escalade du débat en Mauritanie,concernant  le mythe du phacochére, connu sous le nom de « AR », qui  est passé d’un conte  à divertir les  enfants à un thème politique sérieux, le sujet est repris  sur les réseaux sociaux ,non seulement dans les médias locaux, mais également dans les médias arabes et internationaux.

 

La chaîne qatarie Al-Jazeera a accordé une grande attention à l’histoire du « phacochére »mauritanien,  dans sa dimension symbolique, telle qu’évoquée  dans l’intervention d’un député mauritanien appartenant à la majorité au pouvoir.

Al-Jazeera est revenu à l’origine du conte du phacochére ou « ar » – comme l’appellent les Mauritaniens – cette créature terrifiante habitant les prairies – et sa ressemblance – selon Al-Jazeera , avec le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, se fondant sur les revélations  du député , lors de son intervention au parlement mauritanien, qui a comparé les actions du  gouvernement au « pataugement du sanglier  » dans l’eau.

Al jazeera a publié :

Le pataugement de  »AR »

Le député Mohamed Bouya Ould Cheikh Mohamed Fadhel, a comparé  les nominations et les décisions  prises par les membres du gouvernement et le  président Mohamed Ould Abdel Aziz, au cours de leur dernier mois au pouvoir, de : »pataugement du phacochére  » dans l’eau , après qu’il eut fini de boire , remuant  la  boue,  pour priver les autres animaux et  ceux qui viendraient après lui  de boire.

Ould Mohamed Fadel a ajouté, dans une intervention devant le Parlement, qui a été censurée par les médias officiels et qui a provoqué des réactions mitigées, que la « barbotage de AR  » dans la boue , malgré son grand préjudice et son impact négatif, présente, tout de même,  un aspect positif important,en ce qu’il laisse comprendre qu’il a fini sa mission et se prépare à partir.

Une allusion au fait que les actions du président ,au cours du dernier mois de son mandat,  qui soulèvent  une large portée dans l’arène , ne sont  rien d’autre, que l’ « agitation de AR  » et que, par conséquent, cela fait partie des indicateurs et signes du départ  de Ould Abdel Aziz et des derniers adieux, malgré les torts causés.

Controverse et littérature
L’intervention du député Mohamed Bouya a été largement échangée , à travers les sites de réseaux sociaux en Mauritanie de manière dramatique, malgré  que les médias officiels aient refusé de la diffuser sur l’une de ses chaînes ou même sur la chaîne officielle du parlement.  Elle est devenue une affaire d’ironie et de trahison.
Les Mauritaniens ont commencé à restaurer leurs réserves culturelles et sociales du mythe du  phacochére, l’une des icônes les plus frappantes dans les histoires pour enfants, les recits de la mythologie mauritanienne et les proverbes populaires qui prévalent dans le pays.
Un certain nombre de blogueurs de l’opposition en Mauritanie se sont posés la question : « Quand est ce que va patauger le AR ? », Évoquant la fin prochaine du règne du président Mohamed Ould Abdel Aziz.
Tandis que d’autres ont choisi une expression plus ironique en affirmant que le président Mohamed Ould Abdel Aziz ne  quittera pas  le pouvoir  tant qu’il n’a pas  entendu le mot « AR » , évoquant un autre usage du mot « AR », généralement utilisé pour pousser les ânes à avancer. La légende dit que les ânes mauritaniens ont peur même d’entendre le  mot « AR ».
Critique approfondie

Certains journalistes et écrivains mauritaniens n’ont pas manqué d’intervenir dans le débat farouche soulevé par   les déclarations du député Mohamed Bouya.  Certains ont décrit un changement étrange dans le comportement du député qui était « l’idole politique » du président Ould Abdel Aziz, selon  un journaliste.
La moquerie se rapportant à la question « AR » a pris une dimension tribale, lorsqu’un des dignitaires de la tribu du président Mohamed Ould Abdel Aziz a diffusé des messages vocaux, menaçant le député Mohamed Bouya Ould Mohamed Fadel de représailles pour avoir insulté sa tribu, rappelant la gloire de celle ci et ses  batailles guerrières par le passé.
Un parent du député lui  a répondu, soulignant que ce que le député a prononcé  est une « métaphore littéraire très éloquente,que tout le monde a approuvé, qui  brosse  une image sarcastique du président Mohamed Ould Abdel Aziz  .
Le  débat concernant  « AR » fait toujours rage dans les pages de réseaux sociaux et les sites Web, où l’image du phacochére et ses histoires anecdotiques ont  refait surface.
Aux yeux du public,  la moquerie et l’allusion à la dictature  restent  une particularité  de la tyrannie dans le monde arabe en général,  et constitue , au cours des dernières décennies, une partie essentielle du discours politique et  de l’opinion publique en Mauritanie en particulier.
Source : ttps://www.anbaa.info/?p=50250
Traduit par adrar.info
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