Mariem Derwich : Tant d aveuglement de la part du pouvoir :

Présidentielle en Mauritanie : après la victoire autoproclamée d’Ould Ghazouani, l’opposition contre-attaque
- il agitait le chiffon rouge Ould Boubacar et il n’a pas vu Birame arriver et devenir la seconde force politique du pays
- il a concentré ses attentions sur les haratines pensant dynamiter un pré supposé vivier de voix en faveur de Birame.
- il n’a pas vu que Birame a fait la jonction avec les autres communautés : à NKTT en tous cas ce sont les jeunes halpulars et les jeunes Soninkes qui ont voté Birame.
- il n’a pas entendu la colère des quartiers de la misère, obnubilé qu’ il est par les islamistes ( et les garanties sécuritaires à offrir et à la communauté internationale et à l Arabie Saoudite )
- il n’a pas compris qu’ il y a eu une vraie rupture dans notre fonctionnement, tout heureux de clamer que les voix de l’intérieur lui étaient acquises et aveugle quand aux glissements des comportements. … Ce côté de la colère à été mal appréhendé
- ajoutez à ceci les erreurs impardonnables du staff de campagne de Ghazouani qui laisse le candidat piétiner la Ceni au moment où, pourtant, il avait le plus besoin d’elle. Sans parler des annonces bravaches annonçant dès midi hier un  » raz de marée  » en faveur de Ghazouani.
- il n’a pas vu que la présence permanente d Aziz auprès de son  » poulain  » desservait Ghazouani, un Ghazouani qui apparaissait alors comme un homme de l’ombre.
- ce pouvoir et sa cour s’est lamentablement planté et ceci est une erreur qui se paie cash..
À lire la presse étrangère il restera collé à Ghazouani cette  » mauvaise  » élection.
- il n’a pas vu que , cette fois ci, la Vallée n’a pas voté Majorité. En n anticipant pas, cet aveuglement a oblitere les vrais questionnements des gens de la Vallée. Erreur impardonnable en politique.
- il n’a pas entendu le raz le bol envers l’actuel président.
- il a laissé la politique se faire à l’ancienne, avec sa pléthore de louangeurs …. Tout change mais ce pouvoir ne l’a pas entendu….
- il a tant rabaissé les candidats de l opposition en personnifiant de façon caricaturale le pouvoir et l action d un gouvernement. Qui claironnait , face à une Mauritanie loin de la prospérité qu’ il ne laisserait pas ses  » oeuvres  » à des  » incapables  » ?
- il n’a pas compris, et ses conseillers avec, que la Mauritanie change sociologiquement. Que la féodalité n’est plus qu’ un leurre et une stratégie de survie, la sienne, dans un monde ouvert à la mondialisation. .

Et aujourd’hui nous voilà dans un entre deux où la colère gronde…
Aujourd’hui est un ratage politique. …
Un feu d’artifice ne fait pas tout

 

Mariem Derwich

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