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Discours de campagne : la place du Sahara occidental

Lors de l’un de ses meetings dans la vallée (sud de la Mauritanie), le candidat du système, déclarait que « donner la nationalité Mauritanienne aux Sahraouis des Camps de Tindouf, ou d’ailleurs, constituerait une trahison du peuple Mauritanien ». Ce message, en pleine campagne électorale, a produit deux effets, qui pourraient desservir le candidat en question.
-Sous-entendre que les Sahraouis n’ont pas de patrie et que, en tout état de cause, la Mauritanie ne saurait être celle-ci, est une grave erreur historique, politique, sociale et humanitaire, quand on sait que les Sahraouis ont l’une des plus belles, des plus riches et des plus géo-stratégiquement enviable des patries du monde, que le colonialisme Espagnol, a « abandonnée » en pleine phase de décolonisation aux mains des pouvoirs Marocains et Mauritaniens au milieux des années 70 du siècle dernier.
Une telle déclaration est d’autant plus gratuite, que ces mêmes sahraouis, auxquels la lutte pour l’indépendance, impose d’être séparés entre le Maroc, la Mauritanie et l’Algérie, n’ont jamais été et ne sauraient le devenir, une charge sociale pour les peuples de ces pays, dont ils constituent, pourtant, l’une des trames les plus anciennes, les plus authentiques et les plus combatives.
-la déclaration en question, qui vient en échos, et en renfort, à une autre, du Président Aziz, qui affirmait, il y a moins de deux mois, qu’ »il ne saurait y avoir un Etat, allusion claire à la RASD, entre la Maroc et la Mauritanie », en pleines négociations de la dernière chance pour l’indépendance du Sahara, confirme, hélas, que les tenants du pouvoir à Nouakchott ont fini par céder aux menaces, au chantage, et au reste, que Rabat exerce sur « sa province la plus au Sud ».
La mise à disposition, aujourd’hui, par le Royaume du Maroc, d’un « Jet « pour permettre à un membre du Gouvernement Mauritanien, présentement au Maroc, pour participer à un meeting, à Atar (Mauritanie) de l’auteur de la déclaration qui fâche, est un premier accusé de réception, malheureux, de ce type de message, qui n’engage que ses auteurs.
En tout état de cause, les électeurs Mauritaniens, et plus généralement le peuple Mauritanien, doivent réaffirmer leur solidarité naturelle et sans faille, au grand peuple Sahraoui, qui lutte pour son indépendance et sa liberté.

Ahmed Mohamed Yedaly
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