L’élection du 22 juin 2019 approche. On ne sait pas qu’est-ce qu’elle nous réserve.

Présidentielle en Mauritanie: les observateurs de la société civile se préparentOn ne sait pas qui elle nous réserve, qui des 6 mousquetaires aura la redoutable chance de se mettre aux commandes de ce pays. Mais qui qu’il soit, le futur président doit savoir que son peuple est à bout de souffle. Que les conditions de vie du plus grand nombre se sont nettement dégradées, que les prix ont connu de façon générale une flambée sans précédent, que le chômage fait des ravages et que, sauf élément nouveau, les perspectives sont plombées. Le nouveau président héritera d’une économie qui croule sous le poids de la dette et des contre performances, d’une société à deux vitesses avec une minorité immensément riche et une majorité est désespérément pauvre.
Plus grave, les riches sont ceux qui accaparent tout pour eux : recrutements, nominations, marchés publics, attributions de terrains, exonérations, cessions de patrimoines publics dans tous les domaines etc. Et les pauvres sont les éternels exclus. Chez-nous donc, il y a des «élus» et il y a des «damnés», qui, eux, sont une majorité écrasante ne croyant plus à rien et qui, à force d’avoir affaire à des promesses non tenues, n’écoutent même plus les candidats et ne compte plus sur eux pour espérer un monde meilleur.
Tous, «élus» et «damnés», ne savent pas de quoi sera fait demain, redoutent les incertitudes, l’instabilité. Tous ont peur de cette élection et de ce qui viendra après. Tous savent que le futur président, quel qu’il soit, quelle que soit sa bonne volonté, ne pourra pas changer la précarité d’un coup de baguette magique. Tous savent que la «machine» est en perte de vitesse et que le navire pourra couler à tout moment.
Faisons alors en sorte d’aider le nouveau président, quel qu’il soit, à sauver la barque. Aidons-le en nous abstenant de contester les résultats, aidons-le à cultiver la paix sociale, aidons-le en lui permettant de consacrer exclusivement ses efforts à la recherche des nombreux problèmes qui pourrissent notre vie et plombent l’avenir de notre pays.
Aidons-le certes mais surveillons-le également pour qu’il n’y ait plus de nouvelle dérive. Aidons-le sans jamais lui donner de blanc seing.
Faisons comme ça et on verra!

Ely Abdellah
Vous pouvez laisser une reponse, ou trackback a partir de votre propre site.

Laisser un commentaire