L’indigence, le désespoir prolifèrent, quand l’état faillit à ses devoirs.

La prégnance de la mendicité de jeunes témoigne de la détresse d’une frange de la population laissée pour compte.
Compromettant, par l’occasion les suggestions d’avenir meilleur.
D’Impressionnante hordes d’hommes et de femmes vieillit avant l’âge, rides prématurées, accentuées par tant de rêves brisés.
Pétris par le chômage .
Les mains tendues.
Honteux d’être réduit a ce statut de sous hommes : de jeunes mendiants.
Un jeune homme, l’œil embués évite de croiser les regards arrogants d’automobilistes, se dérobe dernière le défectueux feux de circulations. sacrifiant une éventuelle miraculeuse « aumône » lancée du revers de la main, par un grincheux monsieur les traits tirés, lui même épuisé par une harassante journée à courir après des vicissitudes, qui renient tout espoir.
Non loin, trois jeunes femmes se disputent au risque de leurs vie, des pièces jetées hâtivement par un chauffeur de taxi, espérant qu’une hypothétique baraka, l’épargnerait des courroux du squelettique agent de sécurité routière , qui le sommait de s’arrêter .
D’abstraites scènes, d’un quotidien, non moins abstrait, ou la misère étreint une tranche d’âges, jusqu’à là relativement épargnée .
L’indigence, le désespoir prolifèrent, quand l’état faillit à ses devoirs.
L’effondrement des rêves est la pire déception, qui puisse advenir aux individus.
Des états d’âmes si bien exprimés par la citation de l’inégalable Amin MAALOUF
 » le pays dont l’absence m’attriste et m’obsède, ce n’est pas celui que j’ai connu dans ma jeunesse, c’est celui dont j’ai rêvé, et qui n’a jamais pu voir le jour. »

Aicha Amar
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