Question orale du député Mohamed Lemine Ould Sidi Moloud à la Ministre de l’hydraulique et de l’assainissement

Question orale du député Mohamed Lemine Ould Sidi Moloud à la Ministre de l’hydraulique et de l’assainissementAMI - L’Assemblée nationale a consacré la plénière qu’elle a tenue, mercredi à Nouakchott, sous la présidence du député Boidjel Ould Houmeid, son premier vice- président aux réponses de la ministre de l’hydraulique et de l’assainissement, Mme Naha Mint Hamdi Ould Mouknass, à une question orale du député Mohamed Lemine Ould Sidi Moloud, relative à la réalité de l’assainissement dans les grandes villes du pays et le programme du gouvernement dans ce cadre.

Le député a souligné dans sa question l’importance de l’assainissement qui est considéré comme une nécessité sans laquelle la vie dans les grandes villes est quasiment impossible se demandant au sujet des conditions entourant les contrats passés pour la mise en place de réseaux d’assainissement dans la capitale.

Il a demandé à la ministre d’informer l’opinion publique nationale sur la phase actuelle du projet d’assainissement de la ville de Nouakchott et d’expliquer les causes à l’origine du retard de l’achèvement de sa mise en œuvre.

La ministre a rappelé, dans sa réponse, que le gouvernement a signé en 2010 avec une société chinoise une convention pour la mobilisation des financements pour l’exécution d’un réseau d’assainissement avec ses deux volets évacuation des eaux de pluie et des eaux usées de la capitale, notant que la société n’a pu mobiliser les fonds nécessaires dans les délais requis.

Elle a ajouté par ailleurs, que notre pays a obtenu un financement en 2013 de la République Populaire de Chine amie d’un montant de 45 millions de dollars américains, ce qui a permis de réaliser un réseau spécialisé d’évacuation des eaux de pluie mis en service en 2018, attirant l’attention sur le fait que le niveau des flaques d’eau a sensiblement baissé à Nouakchott et les eaux stagnantes ont été drainées grâce à ce réseau qui opère actuellement avec une capacité d’absorption qui atteint les 224 mille mètres cubes par jour.

Mme Mint Mouknass a précisé qu’un schéma directeur de ce réseau a été approuvé sur la base des données urbanistiques de la ville et qui prend en compte les besoins du service d’assainissement. Parallèlement à cela, les études du schéma d’assainissement ont été réactualisées, ce qui a permis de connaitre le type des travaux nécessaires pour ce réseau d’évacuation des eaux usées et des stations de traitement, soulignant que le coût de ces travaux qui est de l’ordre de 263 millions de dollars US, ce que le département planche à rendre disponible.

Elle a rappelé l’intérêt que vouent les pouvoirs publics à l’assainissement. C’est ainsi qu’un département qui en a la charge a été créé en 2009 ainsi qu’un bureau national de l’assainissement dont la mission est d’accompagner cette action, notant que le besoin de disposer d’un réseau est devenu pressant depuis 2010 en particulier depuis le déferlement des eaux de l’Aftout Sahli dont la production dépasse les 120 mille mètres cubes par jour en plus de la production des champs d’Idini qui frôle les 66 mille mètres cubes.

Les députés ont passé en revue dans leurs interventions la nécessité de mettre en place un assainissement efficient non seulement au niveau de la capitale mais encore dans l’ensemble des grandes villes du pays qui prenne en ligne de compte l’évolution urbaine.

Ils ont demandé de mettre en place un réseau efficace à Nouakchott qui répond à ses besoins croissants et créer un mécanisme permettant de tirer profit de ce service dans les domaines de l’agriculture et de l’énergie, relevant l’intérêt que présentent les expériences d’autres pays dans ce domaine pour en tirer profit.

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