Monsieur le Président

Permettez-moi de vous inviter, non pas à dîner, mais à écouter le message d’Adieu que je vous adresse à l’occasion de votre imminent départ.
Je parle en mon nom personnel, mais aussi, par défaut, aux noms des 500.000 invités de la faim que l’ONU vient d’identifier dans notre riche et petit pays.
Monsieur le Président, au cours du dîner de ce soir, le deuxième en moins de 15 jours, que vous offrez aux honorables députés et conseillers régionaux de votre Parti, et dont vous ne verrez jamais la facture, vous avez annoncé que « le pays court un grand danger, si votre candidat à la Présidence n’était pas élu ».
Les 500.000 affamés, qui vous ont écouté, entre « deux manques de bouchées », veulent vous rassurer, en vous disant que le danger, que vous craignez pour le pays, ne vous survivra point.
Ils veulent aussi vous dire qu’en leur qualité de vaillants survivants des 3 millions de pauvres pour lesquels vous vous êtes généreusement sacrifié en 2005, au risque de votre carrière et de votre vie, ils ont encore un peu de souffle pour s’inscrire et voter, afin que votre candidat ne soit…élu.
Ils en profitent, aussi, pour rassurer votre candidat et lui dire que s’il n’était pas élu c’est justement parce qu’il est…votre candidat.
Monsieur le Président, le seul grand et dernier service que vous pouvez encore rendre à vos élus et à vos derniers pauvres (mais pas affamés) serait de leur dire que vous partez parce que votre mission est accomplie : vous n’êtes plus très pauvre.
RAMADAN KARIM

Ahmed

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