Royal British Institute: la Mauritanie à la croisée des chemins (étude)

بول ميلي: المعارضة تواجه تحدي تزويد الناخبين برسالة متماسكةLe chercheur spécialisé dans les affaires africaines à l’Institut royal britannique pour la politique étrangère (Chatham House), Paul Millie, a déclaré que  la Mauritaniese se  trouve à la croisée des chemins , en prélude à une élection présidentielle , au plus haut niveau de concurrence et sans précédent .
Dans une étude récemment publiée par Chatham House, le chercheur international a lié ce changement au futur  président qui sera  choisi.  Va-t-il continuer à suivre la même approche que  Ould Abdel-Aziz  le reformiste , ou va-t-il plonger le pays dans le chaos?

Selon cette étude, la Mauritanie présente de nombreuses caractéristiques stratégiques qui attirent l’attention du monde entier, préoccupé par le retour des discussions sur les djihadistes en Afrique, ainsi que par la concurrence commerciale et militaire dans la région avec l’arrivée de forces ascendantes.

L’étude ajoute que les cous des islamistes et leurs yeux sont braqués   vers les élections mauritaniennes , car ils  sont pris au piège dans la région et  se sont  fait « couper » les ailes.

Selon l’étude, ils ne disposent que  peu de  faibles cartes desquelles, ils   cherchent à s’en servir pour rester sur la scéne , par n’importe quel moyen. La Mauritanie est l’un de leurs  paris.

Par conséquent, même si le pays n’a pas connu des manifestations marquées par l’impact de ce qui s’est produit en  Algérie et au  Soudan, la question reste d’actualité.
La Mauritanie suivra-t-elle l’exemple des ces deux pays africains et assistera-t-elle à des événements plus élaborés , allant de manifestations visant à changer la commission électorale indépendante,   à des demandes de changement du système dans son ensemble?

La Mauritanie connaitra  prochainement des  élections présidentielles. Le président actuel Mohamed Ould Abdel Aziz a annoncé qu’il ne se porterait pas candidat, alors que les partis d’opposition ont présenté quatre candidats de premier plan pour l’élection présidentielle, qui sont:
L’ancien Premier ministre Sidi Mohamed Ould Boubacarr, le politicien d’opposition Mohamed Ould Mouloud, le défenseur des droits de l’homme  Biram Ould Abeidi et le professeur Hamidou Baba.

 

Les quatre candidats ont exprimé  aux autorités, leur inquiétude quant à l’ organisation  des élections dans des circonstances « non transparentes », au milieu de cette année, . Ils ont souligné la nécessité de changer la Commission électorale nationale indépendante, où  l’opposition n’y était pas représentée   « pour garantir les normes de base les plus élémentaires en matière de transparence ».

Mais l’opposition doit relever le défi de fournir aux électeurs un message cohérent leur permettant de devenir une alternative, lors de la prochaine course à la présidence.

En réaction aux demandes de l’opposition, des Mauritaniens ont manifesté dans les rues de Nouakchott , pour exiger la nécessité de changer la Commission électorale nationale indépendante et rendre sa composition egalitaire  entre les partis d’opposition et les partis de la majorité au pouvoir.
Le  gouvernement a répondu en proposant l’augmentation de 3 membres de l’opposition à la commission ,   tout en conservant les 11 membres actuels, et a déclaré que l’ajout de  nombre supérieur de membres,  nécessiterait l’approbation du Parlement.

Jusqui’à ce mardi, l’opposition a rejeté cette proposition, en insistant sur le partage égalitaire des membres de la commission avec les partis de la majorité.

Ce qui peut faire monter  la colère, d’autant plus que le pays dispose d’  un terrain fertile à cela : Malgré les réformes comptabilisées à l’actif de  l’actuel président Mohamed Ould Abdel Aziz,  le pays souffre de problèmes  sociaux chroniques, de  la détérioration de la situation économique  et du  resserrement de la pression,  au cours des dernières années, sur l’économie en général.
En plus de  la situation sécuritaire  et la menace du terrorisme djihadiste qui persiste de l’autre côté de la frontière avec le Mali.
Un certain nombre de chercheurs mauritaniens et de blogueurs  sur Twitter ont indiqué que la Mauritanie pourrait suivre l’exemple du Soudan et de l’Algérie, rappelant les manifestations de 2011, qui sont venues   comme une interaction avec ce que l’Egypte et la Tunisie et d’autres pays ont connu .  Aujourd’hui, le scénario de vulnérabilité se répète avec l’ Algérie et le  Soudan.
Bien que les mouvements de  la rue mauritanienne  observés et le plafond des exigences, restent encore limités,  la situation du pays mérite attention et suivi.
Source : https://www.anbaa.info/?p=48281
Traduit par adrar.info
Vous pouvez laisser une reponse, ou trackback a partir de votre propre site.

Laisser un commentaire