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A défaut de mieux !

Il est à présent admis par la majorité du peuple Mauritanien, toutes communautés et toutes écoles politiques confondues, que le pays est au bord d’une grande crise qui exige une solution radicale, une solution de rupture, une solution acceptée et soutenue par tous.

 

Cette solution ne peut pas venir de Mohamed Ould Abdel Aziz, ni de l’homme qu’il a choisi pour ‘continuer son œuvre’.
Les éléments de la crise qui exigent le changement sont principalement :
1-l’état de l’économie : les entreprises publiques (SNIM, SMCP, SONADER, MAI, etc.) ne sont plus qu’une maigre vache à lait entre les mains du système politique et de ceux qui le soutiennent.
Les ressources minières et hydrocarbures sont exploitées par des groupes étrangers qui traitent directement avec les ‘intermédiaires agréés’ du même système politique auxquels ils versent, ici ou ailleurs, le produit de leur complicité (MCM, TAZIAST, POLY-CHINOISE DU POISSON, etc.).
Les rares ‘charités’ que le système reverse au trésor public n’arrivent plus à couvrir les salaires des fonctionnaires.
Le secteur privé, structurellement squelettique, est désormais contrôlé par cette autre filiale du système à laquelle il vient d’’octroyer’ la Présidence du Patronat.
2-La faillite de l’Etat : C’est probablement l’institution de la république la plus difficile à identifier et à matérialiser aujourd’hui. C’est aussi grave et aussi simple que ça. Le pouvoir central, régulateur de la vie publique a tout simplement disparu. Seuls ceux qui l’ont kidnappé sont encore là.
3-Les injustices sociales : Comment peut-on parler de justice dans un pays, dont les deux tiers de la population vivent uniquement de ce que veut bien leur concéder un système politique qui les gouverne au nom du tiers restant, et non consentant ?
4-La faillite du système éducatif : Les rares usines qui ont bien fonctionné dans le pays, ce sont celles qui devaient produire des écoles et des enseignants. Mais à quel prix et à quel niveau de qualité ?Mais à quoi serviraient les bonnes écoles et les meilleurs enseignants, si l’on ne sait pas quel contenu et quelle finalité donner à cet enseignement ?
5-L’unité nationale : Deux termes vidés de leurs sens premier et pris comme simple slogan politique par ceux qui n’ont pas de programme. En réalité, de ces deux termes, nous n’avons que de vieux et bons souvenirs. Parmi les urgences que doit traiter tout changement de pouvoir c’est de redonner à l’unité nationale et la cohabitation leur véritable signification, dans une nation multiethnique qui se respecte.
A titre de contribution pour l’amélioration de ce tableau fatalement triste, je suggère aux candidats, y compris celui du pouvoir, de cesser de briguer le fauteuil d’une Présidence dont on vient de voir qu’elle ne mène nulle part, et de lui substituer la participation à une insurrection populaire, qui n’attend qu’une tête. Cette insurrection, civilisée et non violente, élira le premier de ses QG, devant l’Etat-major de notre armée pour l’inviter à ne pas s’y opposer, puisqu’elle n’est pas dirigée contre elle. Le futur Président sera élu par l’assemblée populaire issue de l’insurrection, parmi les candidats actuels.

 

Ahmed Ould Mohamed
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