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Ce que le celébre journaliste Abdel Bari Antoine a écrit à propos de la femme mauritanienne

Le journaliste palestinien Abdel Bari Atwan raconte la Mauritanie et sa rencontre avec le président AzizLa femme mauritanienne quant à elle, au visage rayonnant, embelli par le bon « Faux de Soleil », ses noms arabes et islamiques distingués et quasiment disparus, dans la plupart des autres Etats arabes, joue un important rôle politique, culturel et médiatique. Il suffit de souligner à ce propos que l’invitation vient à travers le Réseau des Femmes Journalistes Mauritaniennes.

 

C’est là, l’une des raisons qui m’a poussé à l’accepter, puisque le réseau a supervisé l’organisation du premier forum médiatique, loin du carnaval des « grandes personnes », de « prix » et de « clientélisme », sans hypocrisie professionnelle, politique ou tribale, sans discrimination politique ou zonale, mais bien au contraire, la tolérance véritable dans ses plus beaux apparats et contours.

La majorité des femmes ont un penchant pour l’embonpoint. On m’a même dit que l’embonpoint est l’un des critères de la beauté. Et lorsque j’ai demandé à l’une des étudiantes mauritaniennes à la silhouette fine, qui a assisté à l’une de mes conférences présentées à l’Université de Nouakchott, comment elle a échappé à cette règle, elle m’a dit qu’elle pratique le sport et qu’elle prend soin de sa taille, soulignant que la majorité des hommes et mêmes des jeunes, continuent de privilégier les grosses ; ce qui a retardé relativement son mariage, lui souhaitant un mariage rapide et de ne pas regretter les jours de la jeunesse!

L’autre phénomène dont se vantent les femmes mauritaniennes est que le mariage est facile et que le divorce est plus facile: la plupart d’entre elles célèbrent leur divorce et font l’objet de demandes de remariage avant même d’achever leur période de viduité. Il faut souligner aussi que plus la femme se marie plus l’affluence sur elle est importante et plus sa dot augmente.

Je conclus en disant que j’ai pris connaissance d’un beau et modeste pays, menant une vie quiète, réconcilié avec lui-même et avec ses voisins, attaché à son identité arabe et à sa foi islamique, confiant en ces potentialités matérielles limitées, en sa vie simple alliant authenticité et degré minimal de modernité minimale, continuant de jouir des dattes et du lait des chamelles, qui m’ont tous les deux servis.

Peut être que certains de mes jugements sont étranges pour les uns, que d’autres arguent qu’une visite de quelques jours ne suffit pas pour avancer des jugements et établir un portrait positif.

C’est vrai, il y a de nombreuses lacunes, mais je ne fais qu’écrire mes impressions, en prenant le parti-pris de ce pays et de ses habitants, et libre à vous de penser ce que vous voulez!

Cridem

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