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Abdel Kader Ould Mohamed : Ainsi parla la Mauresque du Pont de l’Alma………….;;.

L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes souriantesAinsi parla la Mauresque du Pont de l’Alma………….;;.

Nul ne saurait saisir ma confuse réalité,

Ni ouvrir la porte close du mystère de mon silence

Sans avoir reçu, au milieu d’un rêve sublime, ma confiance.

Je ne me dévoile que pour les cœurs qui portent un secret,

Et qui savent deviner les secrets enfouis en moi-même..

En vérité, l’essentiel n’est pas dans ce que je suis mais plutôt dans ce que je fus..

Ma demeure fut l’Horizon,

L’honneur de la tribu a anéanti mon imagination.

Mon sport favori était l’évasion mystique

L’argent a entaché l’intégrité de mes processions..

Je voulais écrire une histoire de l’humanité

Ma plume a trempé dans des déroutantes considérations..

J’ai cultivé, avec la foi d’un paysan, le champ des idées

Mon idéal s’est enfoncé dans les chimères et les illusions

Si un jour je devrais écrire ma biographie..

Mon histoire ressemblerait à celle d’une nation

tiraillée entre l’Orient et l’occident, entre le désert et la savane

entre l’exigence de la modernité et le poids de la tradition..

j’ai traversé le désert durant la nuit du destin en récitant le coran

le précis de Khalil ben Isaac, l’épitre du pardon, les recueils

de la poésie arabe, des prières et des méditations,

J’enfonçai mes pieds nus dans les sables pour écouter, autour d’un interminable thé, dans le cercle des poètes disparus, le chant la vie.
J’ai appris à danser, sur les toits, avec le vent, tout en portant le voile cousu avec les fils du tissu de ma foi.
Durant cette nuit éternelle, j’ai entendu le cri des opprimés et j’ai flirté avec les révoltés.
.J’ai succombé au charme des émancipés et j’ai été attirée par les mondanités. Mais tout au long de ce vol de nuit, j’ai gardé, attachée, la ceinture de ma prime croyance…

A l’aube, j’ai pris le vol du temps présent pour explorer les richesses de l’existence. Après avoir vu  »Autant en emporte le vent », j’ai lu  »la légende des siècles » et j’ai écouté  » l’espoir de ma vie » chantée par l’étoile de l’Orient.

En compagnie de veilleurs de ma longue nuit,
j’ai chanté ‘’avec le temps’’ et j’ai traduit,
dans les langues occidentales, le plus énigmatiques pensées orientales.
. Dans ce matin sans soleil, j’ai éclairé le champ de la confusion sur ma culture d’origine qui a été écrite sur une dune,
autour d’un feu ardent ou au clair de la lune..…

Au bout de ce long voyage nuit et brouillard, j’ai été logée dans la maison des esprits en face de la sortie du pont de l’âme, dans un milieu qui accepte mes défauts pour jouir de mes vertus.

Ici, j’ai réalisé que je venais de sortir de cent ans de solitude. Ma mission consiste à offrir l’hospitalité des miens sans perdre l’essentiel de mon intégrité.

Au besoin, je dois expliquer, à l’étranger, mon aventure ambiguë, au regard de la condition humaine.

A cet effet, j’ai subi, avec résignation, le harcèlement des curieux qui me poussent au dévoilement..

Je pense avoir, à ma manière, répondu à toutes leurs questions, Mais la seule question à laquelle je n’avais pas de réponse fut celle du charmant passant qui m’interpella:

Qui est tu? Au fond du vacarme captivant qui m’entoure , j’ai entendu mon âme perplexe qui me sermonne en me rappelant que je suis condamnée à porter , avec patience, le fardeau de mon silence…le silence est mon tombeau…

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Abdel Kader Ould Mohamed

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