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Voir Ghazwani et…juger


J’ai vu Ghazwani, dans sa première sortie. J’ai constaté que c’est bien quelqu’un de chez nous. C’est rassurant, non ? Il mouille ses doigts pour tourner les pages de son carnet de notes. Il tousse. Il est à l’aise dans son boubou, qu’il est loin de considérer comme un fardeau.

 

Il cite son éducation comme outil (en plus de sa formation et de son expérience), qui pourrait l’aider dans l’accomplissement de sa future mission. C’est original et c’est rassurant, car peu de responsables Mauritaniens se souviennent, dans de pareilles circonstances, qu’ils ont une éducation et qu’ils peuvent y puiser de l’inspiration, le cas échéant. Il a envoyé un signal fort d’indépendance, en tenant son meeting à lui, parmi ses sympathisants et supporters à lui, au nez de la police (en civile) et à la barbe, rousse, des ‘apparatchiks’ de l’UPR, occupés à formaliser son investiture et à lui délivrer sa légitimité, après-coup. Cette étape-test s’étant bien déroulée, je crois, raisonnablement, que nous pouvons, tous, faire l’économie de 5 mois de palabres, de dépenses et de discours déjà entendus, en demandant au Conseil Constitutionnel de valider, à son tour, la prise de fonction du nouveau Président de la République. Ce n’est pas la CENI, ni l’Alliance électorale qui trouveront à redire, puisqu’on leur offre ainsi 5 ans, au moins, pour bien faire mijoter leurs sauces.

Ahmed Ould Mohamed
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