Mariem Mint Derwich : Dans l’ocre d’un vent de sable un pays est en exil perpétuel…

Resultado de imagen de un vent mauritanieDans l’ocre d’un vent de sable un pays est en exil perpétuel…
Un pays comme un corps en mouvements, fait de sables et de vents, toujours en voyages, toujours portés, toujours sur les ailes d’oiseaux fantômes.

 


Nous sommes le pays qui danse pour l’infini, espaces où les vents dansent les dunes, mouvances perpétuelles…
Un pays qui redessine les points cardinaux dans ses tempêtes de sable et qui a rendu au monde une cinquième frontière : l’homme qui s’est fait à l’immensité de ce pays qui voyage…
Mémoires nomades racontées par ce corps en mouvements…
Pour rappeler que seuls les vents portent les hommes, pas les villes et ni l’arrimage à la terre.
Que seuls les vents façonnent une géographie.
Qu’ils nous racontent des mémoires, que le chant des grains de sable dans la furie d’un vent de sable ne sont qu’arpenteurs de nos histoires, qu’une terre n’est que voyages et que la sédentarité n’est que pour ceux qui ont peur, ceux qui implorent, ceux qui se cachent…
Nous sommes le pays mouvant où les vents de la terre s’unissent aux vents de la mer…
Nous sommes le pays sables, le pays océan…
Et, au milieu, dans le tout rendu au mouvement, un homme un jour est devenu fils des nuages…
L’entendre…

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